Stress oxydant
et Radicaux Libres :
Amis ou ennemis
des runners ?

Pas si simple de lutter contre les effets néfastes d’une pollution excessive de l’organisme. C’est que la pratique sportive, surtout lorsqu’elle est intensive, accélère ce processus. Il existe cependant une parade…

> De quoi s’agit-il ?

La formation des Radicaux Libres est liée à un fonctionnement physiologique normal, comme le simple fait de marcher ou de courir !

90% de l’énergie requise pour assurer le fonctionnement de la cellule provient de l’oxygène respiré. La cellule utilise l’oxygène pour former l’ « ATP » (Adénosine TriPhosphate), forme d’énergie directement utilisable. Cependant, au cours des réactions permettant à l’ATP, des molécules toxiques dérivées de l’oxygène s’échappent : ce sont les radicaux libres !

Les radicaux libres favorisent la « dénaturation » (modification) des protéines et des lipides. Provoquant ainsi lésions et vieillissement accélérés des cellules. On emploie le terme « stress oxydant » quand il y a déséquilibre au niveau de la balance entre un excès de pro-oxydants et/ou un affaiblissement des défenses anti-oxydantes.

> Les phénomènes aggravants

Les pro-oxydants sont nombreux. Parmi les plus importants, on peut citer : le tabac, la pollution, les ultra-violets, les radiations ionisantes, les produits de dégradation des aliments frits ou grillés, les états inflammatoires (tendinites…), les infections virales, bactériennes, les déficits immunitaires…

Et aussi l’activité physique intense !

> Pour se défendre

Des armes efficaces permettent de contrer cette vague « Oxygéno-dépendante » qui nous touche tous à des degrés divers.

Parmi celles-ci, les vitamines E, A, C, les oligo-éléments tels que Zinc, Selenium, Manganèse, les polyphénols qui participent aux systèmes de défense antioxydants en empêchant la formation des « Radicaux libres » et en réparant les altérations tissulaires (notamment au niveau musculaire, osseux…).

> Stress oxydant :
Quelle équation finale
pour le runner?

Lorsque les radicaux libres sont produits en quantité raisonnable, ils participent « positivement » à la vie de la cellule. A l’inverse, quand ils sont produits en trop grande quantité, ils peuvent entraîner des dommages cellulaires importants, notamment au niveau des muscles et des articulations.

Lors de la réalisation d’un exercice de forte intensité – particulièrement s’il est pratiqué de façon occasionnelle -, on observe une augmentation importante des radicaux libres qui entraîne des dommages structurels au niveau des cellules musculaires. Les conséquences directes sont une force musculaire diminuée et une apparition de la fatigue plus précoce, à l’origine de contre-performances délétères pour le coureur à pied.

Il est à noter que le simple fait d’augmenter les capacités de défense, notamment en antioxydants de notre organisme et de nos muscles, assure une protection envers ces derniers et réduit la fatigue. La complémentation en antioxydants chez le sportif, qu’il soit amateur ou professionnel, est donc intéressante en particulier en période d’entraînement intensif et en compétition.

Cependant, il est important de souligner que les radicaux libres produits pendant l’exercice agissent comme un véritable signal permettant l’apparition de phénomènes adaptatifs de l’organisme. D’où la question de la complémentation en antioxydants avant un exercice modéré ou intense qui pourrait empêcher l’apparition de ces mêmes adaptations. Toujours la question du « Juste Milieu » ou de l’ « Equilibre » !

> Optez pour le bouclier naturel !

Généralement, les runners ayant des apports alimentaires insuffisants au regard de leurs besoins physiques ou psychiques et déséquilibrés qualitativement et/ou quantitativement favorisent le risque d’apparition du stress oxydatif.

Aussi, prenez soin de vous et privilégiez une alimentation à forte densité micronutritionnelle, comme les fruits et les légumes frais de saison, les fruits protéoléagineux (noix, noisettes, …) et les fruits de mer.

Plus précisément, il est possible de renforcer le statut en antioxydants grâce aux apports suivants :
- La vitamine E: huiles (olive, colza…), fruits (avocat…), oléagineux (amandes…) ;
- La vitamine C : fruits (kiwis, agrumes…), légumes (choux, poivrons…) ;
- Les caroténoïdes (dont le bétacarotène…) : légumes et fruits jaunes, rouges (tomates…), oranges (carottes, abricots…) ;
- Le sélénium : fruits de mer (huîtres, palourdes, moules…) ;
- Les polyphénols (flavonoïdes): pomme de terre, légumes verts, fruits rouges, le vin rouge (avec modération bien sûr !)… !

Nicolas AUBINEAU
Diététicien D.E., D.U. Nutrition du Sport
www.nicolas-aubineau.com

édité le 03/07/2012 par Nicolas Aubineau

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le fer
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Indispensable en quantité limitée dans l’organisme (4 grammes chez les hommes, 2,5 grammes chez les femmes), le fer est l’ami des runners qui souhaitent éviter tout risque d’anémie.

Le fer est l’un des sels minéraux essentiels au bon fonctionnement de l’organisme. Il joue notamment un rôle fondamental dans la constitution de l’hémoglobine contenue dans les globules rouges. Il active aussi la production de myoglobine, ce transporteur principal de l’oxygène dans les tissus musculaires.

Lorsque les apports en fer sont insuffisants par rapport aux pertes, il existe un risque de carence. Celui-ci se traduit par une anémie et se manifeste par une réduction des capacités physiques et intellectuelles ainsi qu’un affaiblissement du système immunitaire. Les carences en fer touchent principalement les adolescents (du fait de leur croissance) et les femmes (en raison des pertes supplémentaires en fer dues aux menstruations).

Céréales all bran (14mg/100grs) Poudre de cacao sans sucre (11,5mg/100grs) Lapin (10mg/100grs) Foie de veau (9mg/100grs) Germe de blé (9mg/100grs) Pistaches (7mg/100grs)

Contrairement à ce que prétendait le célèbre marin du dessin animé, l’épinard n’est pas l’aliment référent lorsqu’il s’agit de faire le plein de fer. Il n’en compte que 2,7mg pour 100grs – soit moins que les lentilles ou les haricots.

Poireau

Légume d’automne et d’hiver par excellence, le poireau n’a pas toujours une bonne réputation et c’est regrettable. Bon marché, facile à intégrer dans les potages, il est peu énergétique mais pourvu en vitamines et minéraux très variés. Sa consommation participe à la diversification de nos apports nutritionnels. On peut remarquer sa richesse en fibres et en vitamines C et E qui ont un effet protecteur antioxydant sur nos cellules.

Brocoli

C’est le légume santé ! Recommandé de manière enthousiaste par tous les nutritionnistes, le brocoli as des propriétés préventives de certaines pathologies (notamment certains types de cancers). Riche en vitamine C, il assure un apport vitaminique de sécurité puisqu’avec une portion de 200mg, on atteint l’apport quotidien recommandé. A noter que le brocoli est également modérément énergétique : seulement 24k calories pour 100g.

Poire

Fruit qui continue à murir après récolte, la poire peut se manger nature, en compote ou en confitures. Elle est rafraichissante et offre un large éventail de vitamines (A, B, C et E). De nombreux minéraux et oligo-éléments sont en outre dissous dans son eau de constitution. Son apport énergétique modéré, 65 à 80k cal par fruit, en fait un en-cas rêvé.

Raisin

Très sucré, le raisin est le fruit du tonus et de l’énergie. Il apporte du potassium et des vitamines du groupe B. On note la présence dans le raison de substances ‘vitamine P’ (pigments anthocyaniques et polyphénols) qui renforcent la résistances des capillaires sanguins et ont une action protectrice sur le système cardiovasculaire. Le raisin noir a généralement plus de propriétés vitaminiques que le raisin blanc.

Banane

Fruit de l’effort, la banane est justement (massivement) consommée par nombre de runners. Avec un apport de 90k calories/100g, elle permet de restaurer rapidement. Particulièrement digeste, elle est riche en potassium (sa consommation suffit à couvrir les besoins quotidiens) et en hydrates de carbone (les fameux sucres lents). Parmi les bienfaits de la banane, notons aussi les vitamines A, B et C ainsi que le phosphore ou le calcium.

Betterave

Légume racine, la betterave est riche en glucides (10g/100g) et assez énergétique (40kcal/100g). C’est un aliment qui permet une bonne diversification minérale. Les oligo-éléments sont en effet abondants et variés dans la betterave. Ses fibres favorisent une assimilation progressive des glucides et présentent l’intérêt de stimuler le fonctionnement des intestins. On peut la manger cuite mais aussi crue.

Carotte

Massivement consommée, la carotte jouit d’une excellente réputation (méritée !). C’est un légume parfaitement toléré dont les fibres ont une fonction régulatrice sur le transit intestinal et qui assure un apport de sécurité en provitamine A. Elle joue aussi un rôle bénéfique dans la prévention des maladies cardiovasculaires et semble même efficace pour s’opposer à l’apparition de certains cancers.

Noix

Les fruits oléagineux, dont les noix font partie, ont une saison très courte et il faut profiter de l’occasion de pouvoir les consommer fraîches. Riches en acides gras insaturés, les noix sont totalement dépourvues de cholestérol et riches en fibres. Attention toutefois à leur apport en lipides (entre 40 et 50%). Et à leur apport énergétique : entre 385 et 525kcal pour 100g.

Epinard

On sait la place que l’épinard tient dans une vraie alimentation – santé ! Riche en fibres et en vitamines, il présente des caractéristiques de préventions du cancer. Afin de conserver au maximum ses qualités nutritionnelles, il est conseillé de l’acheter aussi frais que possible et de le cuire rapidement – de préférence à l’étuvée et sans exagérer le temps de cuisson. Il peut aussi être mangé en salade (mais plutôt au printemps).

Plus que jamais nécessaire de visiter (et d’acheter sur) les marchés de France. La relation producteur – consommateur (sans intermédiaires) est gage de qualité et de pérennité d’une agriculture de proximité.
Se gaver de barres vitaminées ou de boissons énergisantes. En cas de petits creux, les fruits oléagineux restent une mine de trésors nutritionnels.

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