Newton Running MV2

Toujours mieux !

En l’espace de quelques années seulement, Newton Running s’est imposé dans le cercle très fermé des équipementiers qui comptent. Avec la MV2, Newton va plus loin encore dans l’audace et la qualité. Frédéric Brossard, le testeur patenté de Runners.fr, roucoule. Enfin presque…

Ne dîtes surtout pas MV deux. Répétez plutôt après moi « emme – vi – skouair-d », MV au carré si vous le préférez dans la langue de Molière. MV² comme le double de l’énergie cinétique d’un corps de masse m se déplaçant à la vitesse V. Diable. Drôle de nom pour une chaussure, une drôle de chaussure qui plus est. Cela dit, la jeune marque américaine Newton Running nous a habitués aux – bonnes – surprises et, autant planter le décor dès le début de cet article, la MV² en est une : greffe du système Action / Réaction Newton à une chaussure minimaliste, à moins que cela ne soit l’inverse …

Le système
Action / Réaction

Ce système est composé d’un ensemble « d’actionneurs » placés dans l’axe du pied sous les métatarses. Ces actionneurs sont, en fait, des patins rectangulaires qui viennent en surépaisseur de la semelle conventionnelle. Ils ont la double fonction d’induire, à l’impact, un transfert immédiat de la foulée vers le médio-pied et d’accompagner l’impulsion d’un surcroit d’énergie, censé rendre la foulée plus économique et moins fatigante, tous paramètres égaux par ailleurs. En 2010, j’avais pu juger l’efficacité de ce système lors du Marathon de Paris, sur un modèle non minimaliste disposant d’une épaisseur d’actionneurs relativement conséquente. C’est d’ailleurs ce test longue durée (9 semaines de plan marathon et la course) qui avait complètement métamorphosé ma foulée, d’une attaque lourde du talon à une attaque légère du médio-pied.

Adapter le système Action / Réaction à une chaussure qui présente par ailleurs les caractéristiques d’une minimaliste, notamment sa semelle zero-drop et son absence ou presque d’amorti sous le talon, peut sembler paradoxal. C’est un peu aller à l’encontre des principes d’un minimalisme pur et dur. Aussi, vaut-il mieux considérer la MV² en dehors de toute étiquette comme la déclinaison routière la plus compétitive de la gamme Newton. Il est amusant de noter que la MV² est livrée avec des talonnettes amovibles qui permettent d’ajouter un peu de drop (2 à 3 mm) si besoin, ce qui n’obère en rien son caractère compétitif.

Inconvénients

J’ai qualifiée la MV² de bonne surprise et je vais y venir. Elle n’est cependant pas exempte de (deux) défauts. Le premier est son manque d’adhérence sur sol mouillé en attaque franche médio-pied, celle-ci s’effectuant uniquement sur les actionneurs qui ne possèdent aucune accroche. Par ces temps automnaux, il convient donc d’être très vigilant notamment en descente, sous peine de risquer la chute. Le second est à portée plus limitée et ne perturbera que les afficionnados du minimalisme tels que moi, il concerne la largeur un peu juste de la toebox et plus généralement de l’avant de la chaussure. Qu’on ne se méprenne cependant pas, comparée à une chaussure « classique », la MV² est tout à fait dans l’épure et ne nécessite pas de contorsions particulières pour l’enfiler.

Le chausson est très aéré et limite sans doute l’utilisation de la MV² à une certaine gamme de températures extérieures sauf à trouver de bonnes chaussettes qui tiennent chaud. Il est très léger et confortable malgré l’absence d’amorti. Le laçage reste classique. La légèreté est très perceptible. Il n’y a aucun élément de support ou de maintien hormis une légère bande de renfort sur la partie basse du talon qui contribue au positionnement correct de celui-ci. Dépouillement de rigueur.

Dynamisme

Le système Action / Réaction est d’autant plus efficace, dans sa composante énergétique, que l’attaque de la foulée est franche. Il est donc logique que le terrain de jeu favori de la MV² soit celui des séances rapides. Sur des séances à allure modérée, la composante «basculement vers l’avant et amélioration de la posture » est prépondérante et induit un intéressant et durable travail en profondeur sur la foulée mais sans réel apport énergétique à l’impulsion. Cet apport se fait sentir dès que l’on dépasse les 80% de VMA où l’effort à fournir pour atteindre et maintenir une consigne de vitesse est inférieur à celui qu’une chaussure sans le système Action / Réaction, qu’elle soit minimaliste ou pas d’ailleurs, nécessiterait. Je ne dispose pas de moyens ou de mesures scientifiques pour vous le démontrer, je ne peux qu’évoquer mes sensations comparatives (Saucony Hattori en minimaliste, Mizuno Wave Ronin en classique). Dans tous les cas, la foulée se fait plus légère, plus aérienne et moins fatigante. Avec quel effet sur les performances ? Pour répondre à cette question, je vais disputer les 16 km de Garches le 27 novembre. Une course difficile avec ses montées et ses faux-plats où je serai à même de juger / jauger l’effet Newton.

Vous aurez compris qu’en dépit de ses petits défauts, j’aime bien cette MV² pour sa légèreté et son dynamisme exceptionnel et que je vous en recommande l’usage sauf si vous ne faîtes que des footings tranquilles.

Par contre, je ne peux passer sous silence le fait que depuis quelques temps mes tendons d’Achille sont douloureux au réveil. Chose qui ne m’était pas arrivée depuis mon passage au minimalisme il y de cela deux ans. Ce désagrément est apparu avec le début de mon essai mais également à une modification de certains exercices de ma demi-heure de préparation physique quotidienne. Je ne peux donc incriminer la chaussure mais je mets ce point sous surveillance.

NEWTON RUNNING MV²
Poids : 198 g (45.5)
Prix : 130€

édité le 11/11/2011 par Fred Brossard

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Syndrome rotulien

Ensemble des symptômes liés à une atteinte des cartilages de la rotule et des cartilages du fémur se trouvant en regard, parfois associée à une désaxation de la rotule.

Causes possibles
  • Anomalie morphologique de la rotule
  • Surentraînement ou augmentation trop brutale de la pratique sportive
  • Surcharge pondérale imposant des contraintes mécaniques excessives au cartilage
  • Symptômes
  • Douleurs à l’effort dans un premier temps puis dans la vie courante (descente d’escalier, piétinements prolongés, position assise sans bouger…)
  • Sensation d’instabilité et de blocage du genou
  • Guérir
  • Arrêt du running
  • Renforcement musculaire (principalement du quadriceps)
  • Prise d’anti inflammatoires non stéroïdiens
  • Physiothérapie par ionisations ou ultrasons
  • Faire de l’écoute de son corps un préalable quotidien à la pratique du running. On peut certes se faire violence pour surmonter ce qui s’apparente plus à la flemme qu’à la fatigue. Mais il est nécessaire de savoir modifier un plan d’entraînement lorsque le besoin de repos devient impérieux.
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