Gare à la périostite tibiale !

Douloureuse au point de devoir dans les cas extrêmes cesser de courir durant plusieurs semaines, la périostite tibiale se diagnostique et se soigne sans souci. Un runner averti en vaut deux !

La région visée

Le périoste est une lame de tissu qui entoure les os. Il est constitué de deux couches : l’une, externe, formée de collagène ; l’autre, interne, constituée d’ostéoblastes (cellules qui participent à la minéralisation des os).

Les causes

Souvent déclenchée en début de saison, lors de la reprise d’un entraînement (intensif), la périostite (appelée ‘shin splint’ par les Anglo-Saxons) se développe d’autant plus que le runner évolue sur terrains durs.

Autres causes possibles : course avec rotation externe du membre inférieur ou hyperpronation du pied. Les chaussures de mauvaise qualité (notamment avec un amorti insuffisant) peuvent également être des éléments déclencheurs.

Les symptômes

La douleur provoquée par la périostite est localisée sur le tibia (généralement sur son bord interne). Elle se concentre sur plusieurs centimètres – à l’inverse de la fracture de fatigue qui est beaucoup plus localisée. Elle se déclenche très nettement lors de la pratique de la course et se soulage rapidement au repos. A terme, si elle est ignorée, elle augmente en intensité à l’effort.

A la palpation, le signal douloureux est d’intensité variable et ne se diffuse pas sur les parties molles voisines (notamment le mollet). Invisible à la radio, la périostite peut en revanche se débusquer à l’occasion d’une scintigraphie osseuse (examen lourd et coûteux peu prescrit pour ce genre de pathologies)

Traitement

Selon Dominique Poux, l’un des grands spécialistes français de la traumatologie du sport, le traitement de périostite tibiale sous ses formes bénignes repose d’abord sur l’allègement de l’entraînement. Il insiste aussi sur les points suivants :

- Traitement anti-inflammatoire
- Pansement compressif et glaçage local
- Renforcement musculaire
- Vérification du matériel et achat de chaussures neuves ou plus adaptées à la foulée
- Analyse de la technique de course
- Entraînement sur sols souples

Lorsque la douleur a disparu, il est prudent de reprendre l’entraînement de manière progressive en évitant les accélérations brutales et les séances en côte.

A lire…
Technopathies du jogging – pages 108 à 111 –
Dr. Dominique Poux
(Editions Novartis)


Vous avez aimé cet article ? Inscrivez-vous à la newsletter Runners.fr

7 commentaires sur Gare à la périostite tibiale !

  1. Carine Dordan on 7 juin 2011 at 14:22

    En plein dedans (3 fractures fatigue, 2 plâtres, 2 periostites tibiales cette année), forcément j’adore votre post et ne manquerai pas d’acheter le livre cité…
    MERCI !

  2. nicolas on 17 juin 2011 at 16:51

    Ma périostite m’a permis plein de choses: -1-apprendre un mot, (je pensais que c’était dans les oreilles, puis j’ai appris que pour les oreilles on dit une ostite). -2- d’avoir un bon prétexte pour ne pas terminer mon premier marathon à Paris, -3- de m’inscrire à Nice Cannes en novembre. Ça y est je recours, c’est bon… (:

  3. bruno on 20 juillet 2011 at 11:58

    quel est le meilleur moyen pour preparer les templiers (octobre) en ayant une périostite actuellement ? repos ? j’ai 71 kms à parcourir…

  4. Gerry on 6 mars 2012 at 20:22

    Je souffre de periostite depuis plusieurs annees alors que je ne cours jamais.(je joue au hockey)
    Cèst frustrant de ne pas trouver de solution :-(

  5. laure on 24 avril 2012 at 21:09

    Bonsoir ,
    Je consulte votre site suite a une douleur qui persiste depuis 5 j , celle ci est situé coté gauche du tibia , lorsque je passe la main a cette endroit cest légèrement sensible , lorsque je fais des pointes et flexes avec le pied cet endroit est douloureux également et ca me tire et a la force de marcher je fini par boiter et ce soir en retirant ma chaussette on voyait largement la marque de celle ci , cétait donc gonflé, la douleur est continuelle !! je n ai pas encore consulté , qu en pensez vous svp merci

  6. Sarah on 7 mai 2013 at 20:06

    Bonjours, j’ai 14 ans et depuis environ 2 ans, je me traine des périostites des deux côtés.
    Dans votre article, vous parlez de renforcement musculaire. Alors j’aimerai avoir des informations pour pouvoir me renforcer cette zone, car pour le moment, c’est la seule solution que je n’ais pas encore essayé.
    De plus, il faudrait vraiment que je trouve une solution car j’ai des échéances importantes qui arrivent fin (notamment championnat de France de gym).

    Merci beaucoup !! :)

  7. Franck on 8 mai 2013 at 13:32

    Bonjour tout le monde.
    Ayant connu ça après une période d’inactivité, la seule solution qui a fait disparaitre (pour moi) ces saletés, a été de maigrir.
    J’étais en surpoids (83kgs pour 1m70), mais adorant le sport j’ai voulu me remettre vraiment à courir.Au début je ne pouvais pas tenir 15min.Parfois si. J’ai fait attention à ce que je mangeais, et je me suis rendu compte que je les sentais de moins en moins à mesure que je maigrissais. Et sans changement de parcours ou de chaussuresµ;
    Rapport ou non!?
    Quoi qu’il en soit, aujourd’hui à 71kgs, les périostites c’est bel et bien du passé!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.



Syndrome rotulien

Ensemble des symptômes liés à une atteinte des cartilages de la rotule et des cartilages du fémur se trouvant en regard, parfois associée à une désaxation de la rotule.

Causes possibles
  • Anomalie morphologique de la rotule
  • Surentraînement ou augmentation trop brutale de la pratique sportive
  • Surcharge pondérale imposant des contraintes mécaniques excessives au cartilage
  • Symptômes
  • Douleurs à l’effort dans un premier temps puis dans la vie courante (descente d’escalier, piétinements prolongés, position assise sans bouger…)
  • Sensation d’instabilité et de blocage du genou
  • Guérir
  • Arrêt du running
  • Renforcement musculaire (principalement du quadriceps)
  • Prise d’anti inflammatoires non stéroïdiens
  • Physiothérapie par ionisations ou ultrasons
  • Faire de l’écoute de son corps un préalable quotidien à la pratique du running. On peut certes se faire violence pour surmonter ce qui s’apparente plus à la flemme qu’à la fatigue. Mais il est nécessaire de savoir modifier un plan d’entraînement lorsque le besoin de repos devient impérieux.
    Refuser obstinément de consulter un médecin spécialisé dans la traumatologie sportive malgré des douleurs installées. Personne ne peut lutter à terme contre une blessure. Et les conséquences du ‘désentraînement’ sont autrement plus importantes lorsque l’on retarde la période de coupure.

    De quelle blessure avez-vous souffert lors des douze derniers mois ?

    Résultats