De l’importance de l’Alimentation / Hydratation post effort

Trop de runners négligent la phase nutritionnelle de récupération, pourtant aussi importante que les périodes d’attente et d’effort. Comment s’alimenter après une séance d’entraînement éprouvante ou une compétition ? La réponse.


Ce troisième temps (aussi appelée 3ème mi-temps !) est propice à la régénération globale de l’organisme. Capital donc ! Particulièrement lorsque le coureur enchaîne entraînements et compétitions – semaine après semaine – et que la fréquence de l’effort à fournir est élevée.

Les besoins de l’organisme après une compétition ou une sortie longue diffèrent des autres phases (attente et effort). En conséquence, des apports spécifiques sont à privilégier lors de cette période. Point de départ à prendre en compte : chaque coureur est différent. Il est donc impératif d’envisager une prise en charge nutritionnelle en restant à l’écoute de son corps.

Quelques fondamentaux qui doivent être communs à tous :
Réhydrater et reminéraliser l’organisme (notamment en termes de sodium et potassium – particulièrement si les conditions climatiques sont chaudes).
Assurer la resynthèse (reconstruction) des stocks de glycogène musculaire et hépatique.
Favoriser la reconstruction musculaire, l’élimination des déchets ainsi que l’équilibre acido-basique- plus acide que basique à la fin d’un effort intense !).

Alimentation et récupération : acte 1

• Première recommandation :
Faciliter la reconstruction
de l’organisme par les glucides

La consommation de glucides après un effort est particulièrement importante. Elle participe directement à la resynthèse des stocks de glycogène. En pratique, un apport de glucose et fructose est conseillé. Le glucose servant majoritairement à la resynthèse du glycogène musculaire, le fructose davantage à la resynthèse du glycogène hépatique.

De plus, un rôle important est joué par l’insuline dans la régulation du métabolisme des protéines. L’intérêt d’ingérer des glucides en début de récupération permet de potentialiser les synthèses protéiques.

• Deuxième recommandation :
Apporter des briques protéiques
pour restructurer les tissus

La consommation de protéines après un effort, surtout de longue durée et/ou intense (type marathon, ultra, entraînement force/résistance), est primordiale pour limiter le catabolisme (destruction) et favoriser l’anabolisme (construction) des protéines au sein des différents tissus (muscles, os, viscères…).

En d’autres termes, cet apport doit permettre de favoriser la construction musculaire. Cependant, il faut faire attention aux excès qui peuvent avoir un effet contraire aux effets recherchés. Le sportif doit donc rechercher un apport adéquat : ni trop, ni trop peu. Un apport moyen de 10 à 30g de protéines semble être optimal, en fonction de l’intensité et de la durée de l’effort.

Remarque : un apport de lipides associé aux protides et aux glucides potentialise d’autant plus la synthèse protéique.

Question timing, cette consommation doit se faire juste après l’effort et le plus tôt possible (dans les 30 minutes suivant la fin de l’entraînement ou de la compétition). Cela s’explique par le fait que plus cette consommation est rapide et plus la quantité de resynthèse est importante : on parle souvent de « fenêtre métabolique » (passé une demi-heure, on considère la fenêtre métabolique comme fermée). La consommation d’une boisson et/ou d’une barre de récupération adaptées sont une bonne alternative, pratique et digeste, permettant de satisfaire les besoins nutritionnels directs!

• Troisième recommandation :
Diminuer l’acidité

Pour lutter contre l’acidose, il est recommandé de consommer des boissons alcalinisantes (boisson riche en bicarbonates par exemple) ou des compléments alimentaires naturels à base de citrates, mieux tolérés sur le plan digestif.

Alimentation et récupération : acte 2

Lors des heures suivant la fin d’un effort, consommer des aliments solides favorisant la reconstruction globale de l’organisme.

Privilégier les fruits secs (raisins, abricots, figues…), les fruits protéoléagineux (noix, noisette, amande…), les fruits frais crus mûrs ou cuits.

Mais aussi les céréales (riz, quinoa, tapioca…), les aliments au lait ou au jus végétal (soja, amande, noisette, avoine …) plus ou moins sucrés (miel, confiture au fructose, sucre intégral, complet, sirop d’érable, sirop d’agave).

Et ne pas oublier de continuer à s’hydrater jusqu’au prochain repas.

Une remarque importante et essentielle : penser à ajuster les apports alimentaires et micronutritionnels en fonction de ses besoins spécifiques. Garder à l’esprit : ce qui s’applique pour une personne ne s’applique pas forcément pour le partenaire d’entraînement !

Se fier enfin à des professionnels de l’entraînement (entraîneurs qualifiés, préparateurs physiques diplômés) et de santé (médecins du sport, diététiciens diplômé d’état, psychologues). Eux seuls peuvent guider dans la démarche de performance.

Nicolas Aubineau
Diététicien D.E., D.U. Nutrition du Sport
www.nicolas-aubineau.com

édité le 14/05/2013 par Nicolas Aubineau

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6 commentaires sur De l’importance de l’Alimentation / Hydratation post effort

  1. Tom on 21 juin 2012 at 09:16

    Article très intéressant mais je reste sur ma… faim ! J’aurais aimé qu’on me dise concrètement ce qu’il faut manger et ce qu’il faut éviter, en nommant des aliments plutôt que des noms de filières…

  2. simon on 22 juin 2012 at 19:38

    Tom m’a enleve le pain de la bouche heu.. les mots.
    Concretement il faut faire quoi apres la ligne d’arrivee? Et une foi a la maison?
    C’est beau la theorie mais ca nourris pas son homme.

  3. Fabien on 14 mai 2013 at 08:41

    Je rejoins mes camarades. Dommage que les aliments ne soient pas donnés en exemple.

  4. Adénine on 14 mai 2013 at 08:57

    On vous dit de manger des protéines voyons! C’est pas clair? (Ironie…)

  5. pascal on 15 mai 2013 at 09:26

    Bjr Je suis sûr que Nicolas Aubineau va s’empresser de compléter son article …dès aujourd hui ! Merci par avance

  6. pascal on 15 mai 2013 at 09:29

    Tiens des commentaires qui datent de juin 2012 ! Serait-ce donc du « recuit » ? Si oui il est dommage que notre site préféré n’ait pas tenu compte des remarques formulées avant de rééditer cet article…Bonne journée

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le fer
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Indispensable en quantité limitée dans l’organisme (4 grammes chez les hommes, 2,5 grammes chez les femmes), le fer est l’ami des runners qui souhaitent éviter tout risque d’anémie.

Le fer est l’un des sels minéraux essentiels au bon fonctionnement de l’organisme. Il joue notamment un rôle fondamental dans la constitution de l’hémoglobine contenue dans les globules rouges. Il active aussi la production de myoglobine, ce transporteur principal de l’oxygène dans les tissus musculaires.

Lorsque les apports en fer sont insuffisants par rapport aux pertes, il existe un risque de carence. Celui-ci se traduit par une anémie et se manifeste par une réduction des capacités physiques et intellectuelles ainsi qu’un affaiblissement du système immunitaire. Les carences en fer touchent principalement les adolescents (du fait de leur croissance) et les femmes (en raison des pertes supplémentaires en fer dues aux menstruations).

Céréales all bran (14mg/100grs) Poudre de cacao sans sucre (11,5mg/100grs) Lapin (10mg/100grs) Foie de veau (9mg/100grs) Germe de blé (9mg/100grs) Pistaches (7mg/100grs)

Contrairement à ce que prétendait le célèbre marin du dessin animé, l’épinard n’est pas l’aliment référent lorsqu’il s’agit de faire le plein de fer. Il n’en compte que 2,7mg pour 100grs – soit moins que les lentilles ou les haricots.

Poireau

Légume d’automne et d’hiver par excellence, le poireau n’a pas toujours une bonne réputation et c’est regrettable. Bon marché, facile à intégrer dans les potages, il est peu énergétique mais pourvu en vitamines et minéraux très variés. Sa consommation participe à la diversification de nos apports nutritionnels. On peut remarquer sa richesse en fibres et en vitamines C et E qui ont un effet protecteur antioxydant sur nos cellules.

Brocoli

C’est le légume santé ! Recommandé de manière enthousiaste par tous les nutritionnistes, le brocoli as des propriétés préventives de certaines pathologies (notamment certains types de cancers). Riche en vitamine C, il assure un apport vitaminique de sécurité puisqu’avec une portion de 200mg, on atteint l’apport quotidien recommandé. A noter que le brocoli est également modérément énergétique : seulement 24k calories pour 100g.

Poire

Fruit qui continue à murir après récolte, la poire peut se manger nature, en compote ou en confitures. Elle est rafraichissante et offre un large éventail de vitamines (A, B, C et E). De nombreux minéraux et oligo-éléments sont en outre dissous dans son eau de constitution. Son apport énergétique modéré, 65 à 80k cal par fruit, en fait un en-cas rêvé.

Raisin

Très sucré, le raisin est le fruit du tonus et de l’énergie. Il apporte du potassium et des vitamines du groupe B. On note la présence dans le raison de substances ‘vitamine P’ (pigments anthocyaniques et polyphénols) qui renforcent la résistances des capillaires sanguins et ont une action protectrice sur le système cardiovasculaire. Le raisin noir a généralement plus de propriétés vitaminiques que le raisin blanc.

Banane

Fruit de l’effort, la banane est justement (massivement) consommée par nombre de runners. Avec un apport de 90k calories/100g, elle permet de restaurer rapidement. Particulièrement digeste, elle est riche en potassium (sa consommation suffit à couvrir les besoins quotidiens) et en hydrates de carbone (les fameux sucres lents). Parmi les bienfaits de la banane, notons aussi les vitamines A, B et C ainsi que le phosphore ou le calcium.

Betterave

Légume racine, la betterave est riche en glucides (10g/100g) et assez énergétique (40kcal/100g). C’est un aliment qui permet une bonne diversification minérale. Les oligo-éléments sont en effet abondants et variés dans la betterave. Ses fibres favorisent une assimilation progressive des glucides et présentent l’intérêt de stimuler le fonctionnement des intestins. On peut la manger cuite mais aussi crue.

Carotte

Massivement consommée, la carotte jouit d’une excellente réputation (méritée !). C’est un légume parfaitement toléré dont les fibres ont une fonction régulatrice sur le transit intestinal et qui assure un apport de sécurité en provitamine A. Elle joue aussi un rôle bénéfique dans la prévention des maladies cardiovasculaires et semble même efficace pour s’opposer à l’apparition de certains cancers.

Noix

Les fruits oléagineux, dont les noix font partie, ont une saison très courte et il faut profiter de l’occasion de pouvoir les consommer fraîches. Riches en acides gras insaturés, les noix sont totalement dépourvues de cholestérol et riches en fibres. Attention toutefois à leur apport en lipides (entre 40 et 50%). Et à leur apport énergétique : entre 385 et 525kcal pour 100g.

Epinard

On sait la place que l’épinard tient dans une vraie alimentation – santé ! Riche en fibres et en vitamines, il présente des caractéristiques de préventions du cancer. Afin de conserver au maximum ses qualités nutritionnelles, il est conseillé de l’acheter aussi frais que possible et de le cuire rapidement – de préférence à l’étuvée et sans exagérer le temps de cuisson. Il peut aussi être mangé en salade (mais plutôt au printemps).

Plus que jamais nécessaire de visiter (et d’acheter sur) les marchés de France. La relation producteur – consommateur (sans intermédiaires) est gage de qualité et de pérennité d’une agriculture de proximité.
Se gaver de barres vitaminées ou de boissons énergisantes. En cas de petits creux, les fruits oléagineux restent une mine de trésors nutritionnels.

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