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Retrouvez l’envie de courir !

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Possible que le confinement et la crise sanitaire du Covid-19 soient venus à bout de votre motivation à courir de manière régulière. Pas de panique. Chaque coureur a droit à un joker ! Runners.fr vous dit comment retrouver l’envie de vous entraîner…

Se regarder dans un miroir

Des poignées d’amour ? Pas grave. Des cernes sous les yeux ? Pas grave. Des épaules qui tombent ? Pas grave. Cessez de vous croire plus fort que vous n’êtes. Vous n’êtes que vous. Le plus important, ce n’est pas vous aujourd’hui face au miroir. C’est vous juste après, demain et les jours qui suivent. Redressez-vous et amusez-vous de cette espèce d’apathie que vous devinez dans votre regard. Vous valez mieux que ça. Et finalement, franchement !, vous êtes plutôt pas mal devant un miroir. Courez un peu (plus) et vous serez (presque) parfait.

Ecouter Rocky

OK, ce n’est pas de la grande musique ni même de la bonne musique. Mais Rocky occupe une place particulière dans le vécu de chaque runner. Ecouter, voir, réécouter, revoir Rocky (particulièrement les épisodes 1 et 2) restent un must qui permet de venir à bout de toutes les traversées du désert.

Faire du vélo (ou nager)

Vous verrez, au bout d’un moment, vous n’aurez envie que d’un truc : courir à nouveau. Sans grimper sur une selle qui fait mal aux fesses, sans vous mouiller dans un bassin plein de chlore, sans porter un casque, sans vous rhabiller dans une cabine pas très propre. Courir, cette liberté absolue…

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Imaginer la première gorgée de bière

Y’a des jours où l’on se raccroche comme on peut à de petits plaisirs. Et la perspective d’une gorgée de bière fraiche au terme d’une bonne séance d’entraînement enlève parfois la décision. Alors imaginez la mousse, le liquide ambré, un peu amer qui pénètre entre vos lèvres et le filet minuscule qui entre dans votre gorge…

Lire Murakami

Romancier adulé de millions de lecteurs, Haruki Murakami est aussi un runner assidu. Dans son admirable « Autoportrait de l’auteur en coureur de fond », il dissèque sa pratique sportive avec la magnifique patience littéraire qui le caractérise. Chaque jour, Murakami court 10km. Des décennies que cela dure. Lire son autoportrait ouvre de nouveaux horizons sur la course à pied. Indispensable.

Dormir

Vous êtes fatigué. Et vous en avez le droit. Vous êtes fatigué. Normal après tout. Le manque d’envie de courir, jusqu’à se sentir exaspéré à l’idée du moindre footing, est souvent le signe d’une fatigue importante, générale. Ras le bol physique et ras le bol mental. L’envie de courir revient parfois au détour d’une sieste ou d’une nuit plus longue que prévu. Les rêves sont si mystérieux…

Sleeping

Cuisiner un risotto

Pas si dur. Et de saison. Fenouil, potiron, blettes : tout l’orchestre symphonique des légumes de fin d’automne peut s’unir au riz cuit al dente et aux copeaux de parmesan. Autorisez-vous un verre du vin blanc sec pour mieux fantasmer sur la séance du lendemain : 50 minutes en endurance. Au réveil !

Ecouter son corps

Laissez-lui les pleins pouvoirs ! Votre corps a des choses à vous dire. Il s’exprime, un point c’est tout. La moindre des choses est de respecter les signaux qu’il envoie et de lui octroyer des périodes de récupération suffisamment longues. Ne pas courir quelques jours, ne pas courir quelques semaines : la belle affaire ! L’important est de ne pas injurier le long terme. Ecoutez-vous mais faites aussi un pacte. Cochez une date de reprise. Si c’est demain, c’est (encore) mieux…

Ne plus courir

Si vraiment rien n’y fait, si vraiment vous ne pouvez pas courir, et bien ne courez pas. Attendez. Vivez. Attendez que le désir revienne. Un jour ou l’autre, il reviendra. Et s’il ne revient pas, c’est que quelque chose ne tourne pas rond. Posez-vous alors la question : pourquoi suis-je ainsi à l’arrêt ?, qu’est-ce qui ne tourne pas rond en moi ?

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Imaginer l’avenir

Soyons optimistes. Rêvons notre avenir sans contraintes, sans douleurs. Rêvons notre avenir en mouvement, en phase avec le monde. Rêvons notre avenir sur nos deux jambes. Le plus longtemps possible.

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10 raisons pour (se) convaincre de courir


C’est une mission que devrait se fixer chaque runner confirmé : initier ses proches – amis, famille, collègues de travail – à la course à pied. Pas facile ? Voici dix arguments qui pourraient convaincre les plus réticents.

 

1 Il n’y a pas d’âge pour commencer…

C’est la réserve osée en catimini par celles et ceux qui rechignent à se lancer dans un premier footing : l’âge de leurs artères et de leurs tendons n’est pas compatible avec une vie en mouvement ! La course à pied est pourtant le sport le plus évident. Une bonne raison à cela : tout le monde sait courir. Le fait de mettre un pied devant l’autre, un peu plus rapidement qu’en marchant, ne nécessite aucun apprentissage. Courir peut et doit s’envisager dans la durée. Il suffit d’étudier les performances des athlètes de plus de 60 ans dans les semis et les marathons pour réaliser qu’une vie d’athlète se décline réellement sur plusieurs décennies.

 

2 Passeport pour une meilleure santé

Pas nécessaire de se soumettre à un check-up poussé avant d’entrer en action. Les hommes de plus de 50 ans peuvent certes consulter leur généraliste, mais, à moins d’avoir des antécédents médicaux interdisant toute pratique sportive, la course à pied ne fait courir aucun risque. Mieux, elle les diminue. On estime qu’un individu adepte régulier d’un sport d’endurance diminue par deux les risques d’être victime d’un accident cardiovasculaire.

 

3 Mais si tu as le temps

Voilà un argument imparable ! Aucune activité, sportive ou culturelle, n’est plus simple à décliner dans un laps de temps limité que la course à pied. Plusieurs raisons à cela : courir ne nécessite aucune logistique. Il suffit d’enfiler un short et de lacer ses chaussures pour être prêt à entrer en action. La durée des séances peut se décliner en fonction des humeurs ou de l’emploi du temps du jour. Il est judicieux, d’un point de vue médical – et pour progresser plus rapidement – de courir peu longtemps mais très régulièrement. Trois séances hebdomadaires de 30 à 40 minutes sont donc idéales.

 

4 Dans un an, tu participes à ta première course

Il faut bien une carotte ! La perspective de vivre de l’intérieur l’excitation d’une course tente souvent les sceptiques et permet d’emporter la décision. On conseillera à celles et ceux qui parrainent un débutant de servir de guide lors de la première épreuve. Quitte à réserver eux-mêmes le dossard pour valider le passage à l’acte et fermer la porte aux hésitations de dernières minutes.

 

5 Tu peux t’entraîner même à Karachi !

Tentant de se moquer – lorsqu’on est coureur – des passionnés de ski en manque de poudreuse ou des dingues de golf à la recherche d’un parcours. La course à pied est le seul sport qui s’offre la planète tout entière comme terrain d’entraînement. Aucun abonnement n’est nécessaire pour trottiner sur les plages de Miami, aucun droit d’entrée n’est demandé pour s’entraîner dans la Palmeraie de Marrakech. A Karachi même – faites gaffe tout de même ! -, le joggeur peut vivre son sport en toute liberté. Et c’est gratos…

 

6 Courir fait maigrir

Il est sans doute honnête de rappeler aux coureurs débutants que le sport n’est pas la panacée. En d’autres termes qu’un footing de 45 minutes n’autorise pas tous les excès. Le meilleur moyen de maigrir reste d’ingérer moins de calories que le corps n’en brûle. Mais, c’est la bonne nouvelle, courir permet de brûler plus vite. Et par ricochets d’installer des habitudes alimentaires plus saines.

 

7 Une bonne paire de chaussures et c’est tout

C’est le sport démocratique par excellence car le moins cher à pratiquer. Pas nécessaire de s’équiper de multiples accessoires. Il n’est pas inutile de rappeler aux timides et aux esprits influençables que l’achat d’une montre vendue plusieurs centaines d’euros – avec calculateur de distance, d’allure… – n’est en rien indispensable. La seule chose réellement cruciale est le choix des chaussures.

 

8 Blessures, quelles blessures ?

L‘angoisse de s’abîmer les genoux ou de réveiller de vieilles douleurs dorsales est souvent plus forte que le désir de bouger. Courir ne déclenche pourtant dans l’immense majorité des cas aucune blessure. Au contraire ! Les études menées sur tous les groupes d’âges, particulièrement chez les sujets de plus de 50 ans, prouvent que la pratique de la course à pied améliore la condition physique générale sans effets secondaires majeurs.

 

9 Marathon à l’horizon

Qui a dit que l’ambition ne venait jamais en courant ? Les plus réticents deviennent parfois les plus militants et se lancent de vrais défis. Personne ne pouvait prévoir, il y a encore dix ans, que les organisateurs du Marathon de Paris enregistreraient 40 000 candidatures. Et qu’il serait impossible d’obtenir un dossard plus de six mois avant le jour J. Courir 42,195km ne fait plus peur à grand monde. C’est un argument, parmi d’autres, qu’il convient de décliner à l’intention des débutants. Toujours voir plus loin…

 

10 Pour mieux voir du pays

Incroyable la propension des sédentaires à rester assis sur leur séant sans sortir des clous de leur routine. Le coureur, parce qu’il se déplace en toute liberté, peut à sa guise tourner à gauche ou à droite, aller plus loin, revenir sur ses pas. Il n’a aucun souci de parking, de contraventions ou d’embouteillages. Le coureur peut voir du pays même s’il ne s’agit que de changer de trottoir. Le coureur est libre de modifier à tout un instant son univers. Grâce à ses seules jambes et jusqu’au plus fond de son cœur.

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Les dix must d’une vie de coureur !


A quoi reconnaît-on un coureur ? A sa capacité sans doute à décliner au quotidien des gestes qui paraissent pour certains farfelus ou extrêmes. Etre un coureur à pied, débutant ou confirmé, s’exprime de mille manières. En voici dix…

 

Boucler une série de 400m sur une piste

On sait que ça va saigner et ça saigne ! Le tour de piste est l’exercice ultime, la gamme majeure qui fait mal à tous les coups. Il faut régler son allure sur ses (meilleures) capacités du jour et enchaîner. Prendre le temps de trottiner 200m entre chaque effort. A la fin, logiquement, le désir de s’allonger / dégueuler (ou les deux) devient impérieux.

 

Se moucher dans ses doigts

Pincer le haut de ses narines entre le pouce et l’index ou placer le seul index au milieu du nez et souffler fort. Se moucher sans se préoccuper des convenances est un geste de runner. Le maîtriser dit l’appartenance à la communauté. Faire pipi presque partout, aussi !

 

Gueuler : ‘on lâche rien’ !

Vous ne vous en pensiez pas capable. Mais si ! Un jour, vous êtes en pleine baston, dans le rouge, et vous refusez pourtant de capituler. Voilà qu’un cri de primate sort de votre poitrine : « On ne lâche rien ! »

 

Piquer un sprint sur une plage

Courir n’est jamais inutile. Même lorsque cela ne sert à rien. Parfois, juste pour vérifier qu’on sait encore faire, la nécessité de piquer un sprint devient impérieuse. Sur une plage, c’est forcément mieux. L’appel du large…

 

Applaudir d’autres runners

Il y a des jours où l’on reste à l’écart. Pas de dossards. Juste la rumeur du peloton et le moment où l’élite toujours un peu incompréhensible fait place aux runners comme les autres. Ce pourrait être vous mais vous êtes sur le bord de la route ou du chemin. Alors ne faites pas de chichis, tapez dans vos mains, hurlez autant que vous pouvez…

Schneider Electric Marathon de Paris 2014 - 6/04/2014 -

S’endormir comme un bébé après une séance longue

Ça arrive sans qu’on s’y attende. On court longtemps et on rentre un peu déshydraté et comme au bord de la grosse fringale. Courir loin pour habituer le corps à réciter un effort dans la durée dicte sa loi. Et une espèce de tempo. A la fin, après la douche et le déjeuner/dîner (sans doute trop copieux), on s’écroule. Etre horizontal dans ce cas est le meilleur des scénarios. S’endormir sans chichis est une autre manière de s’entraîner. Le signe ultime de l’appartenance à la communauté.

 

Méditer sur le privilège d’être un runner

Nous courons lorsque d’autres se posent sérieusement la question d’accélérer le rythme de leurs pas pour attraper un bus ou même simplement traverser la rue. Savoir courir, en être capable, est un privilège. Ne l’oublions pas avant de diaboliser celles et ceux qui se déclarent incapables du moindre footing. Prenons le temps de comprendre, d’expliquer, de rassurer.

 

Pleurer à l’arrivée d’une course

Tout donner. Tout. Finir cramé. Dépouillé de toutes ses forces. Penser à l’effort qui vient d’être décliné. Et s’écrouler. Comme une masse. Sentir un poids sortir de sa poitrine, être curieusement en phase avec le monde. Une aire d’arrivée est un espace étrange qui mélange les genres et les émotions. Certains ne font qu’y passer, le temps de se restaurer. Restez-y ! Regardez les regards des autres runners, revivez votre course. Et si vous êtes ému, ne le cachez pas. Un runner qui a été au bout de lui-même a tous les droits : même celui de pleurer…

Bremen Marathon Emotions

Courir encore plus loin

Là ? Non plus loin.
Alors là ? Non, encore plus loin !

 

Marcher sans remords

Un jour, peut-être aujourd’hui, le plaisir de marcher prend le pas. Courir, pourquoi faire ? Marcher. Avancer lentement. Etre léopard au repos, être runner décomposant chaque geste. Il faut savoir marcher. Réapprendre le geste. Un pied avance. Et puis l’autre. Runners nous sommes. Mais marcheurs nous devons rester.

Communauté

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10 choses à faire avant la reprise de l’entraînement


Pas question de bouder le plaisir du grand repos (et de la glande totale) : les coureurs aussi (et peut-être surtout) ont droit à un peu de repos. Voici, sans aucune restriction, le Top 10 de la régalade façon Runners.fr.

1. Juste rien faire

Rien de rien. Vraiment rien. Pas même traverser la rue en courant lorsque le feu piéton passe au rouge, pas même s’étirer façon chat sous la douche, pas même essayer de faire une série pompes ou d’abdos. Rien. Le grand calme !

2. Dire : « je t‘aime »

Mine de rien, parfois, ça couine autour de vous. Les samedis lorsque vous vous levez aux aurores pour aller courir 25km et mieux revenir totalement lessivé ne sont pas toujours très bien vécus. Pendant les fêtes, soyez matou, toutou : faites le bien autour de vous…

3. Oser le spa !

On vous file un peignoir blanc super confort et des pantoufles dans lesquelles vous vous sentez un peu ‘girly’ : déjà, vous êtes bien. On vous propose le gommage au savon noir et le massage : vous ronronnez. On vous sert le thé à la menthe en sortant du hammam. Ça vous coûte une blinde mais vous le valez bien.

4. Et Tintin dans tout ça ?

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Démodé Hergé ? Oui et non. Il n’est pas nécessaire (non plus) de relire l’Ile Mystérieuse pour voyager dans sa tête. Mais Tintin, qu’on le veuille ou non, a un côté ‘runner ultime’ assez savoureux. Il court souvent Tintin. Milou devant lui. Le Capitaine Hadock derrière. Notre imaginaire suit la petite bande à la trace….

5. Oui, merci, je veux bien…

Onze mois durant, vous avez refusé toutes les propositions d’apéro canaille. Champagne, gin tonic, martini : non. Saucisson, parmesan : non. Cigarette : non. Là, pendant les fêtes, vous pouvez dire oui. Enfin, pas à la cigarette. Ça, jamais !

6. Refaire le match

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Ne dites pas que l’évocation intime des courses passées vous laisse indifférent. Vous imaginer dans l’action, lorsque les jambes brûlent, est une douce mélopée. Besoin de rien pour refaire le match de ces exploits rien qu’à vous. Juste d’un peu de calme. Vivez au creux de vos souvenirs : vous êtes un champion.

7. Se faire un cadeau

Ça tombe bien, c’est la saison. Probable que vous ayez demandé des articles running au Père Noël. Mais offrez-vous tout de même une visite dans un magasin spécialisé. Allez mater les nouveautés, renseignez-vous, imaginez-vous et craquez pour un petit accessoire qui fera toute la différence. Un truc rien qu’à vous pour ne pas passer inaperçu dans les pelotons.

8. Dormir

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Oui, pioncer. Laisser le corps dicter ses besoins et, pour cela, faire preuve de patience. La grasse matinée qui fait vraiment du bien ne s’improvise pas. Il faut plusieurs jours pour que les rythmes de réveil s’avachissent un peu. Pour dormir tard, il faut déconnecter le cerveau de ses habitudes. Dormez. Vous en avez besoin.

9. Regardez vivre les autres

Généralement, vous êtes dans l’action. Là, durant quelques jours, devenez un peu amorphe. Asseyez-vous et regardez passer le train de la vie. Tant de petits détails à relever, à analyser : le cerveau peut aussi se nourrir de cette immobilité passagère pour retrouver le sens de certaines priorités.

10. Faire la java

Trop sinistre ! C’est ainsi que l’on vous résume souvent. Toujours à mégoter les rations pendant le dîner, toujours à regarder la montre pour ne pas se coucher trop tard, toujours à parler d’entraînement. Stop. L’heure, pour quelque temps, est au lâcher prise. Vivez comme les autres, avec les autres. Vivez les moments d’indolence sans sentiment de culpabilité. Dansez. Pas forcément la java. Mais faites la java !

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Le Marathon selon Matthieu (extrait de Marathon)

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Marathon (édition JCLattès) est un recueil de dix nouvelles dessinant les trajectoires souvent déchirantes de femmes et d’hommes concernés d’une manière ou d’une autre – pas toujours en courant – par l’événement marathon, son mystère et sa grandeur. L’ouvrage est disponible sur Amazon. Extrait.

Résumé :

Matthieu tente pour la première fois de passer sous les 3h au marathon. Il a bien négocié la première moitié du parcours. Mais une défaillance, attendue et pourtant brutale, cisaille son allure après le 35ème kilomètre. Extrait de la nouvelle « Le Marathon selon Matthieu ».

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L’extrait de Marathon :

C’est à ce moment-là qu’il aperçut son père. Etrangement, il ne fut pas surpris de le voir juché sur son vélo comme dans son rêve. La chaussée était large. D’un peu partout, jaillissaient des encouragements. Les coureurs autour de lui se parlaient aussi, s’invectivaient. Matthieu répétait comme en écho ce qu’il entendait : « On se rentre dans la gueule, on lâche rien. »

Son père jetait régulièrement des coups d’œil derrière lui, ne le reconnut qu’au moment où ils étaient pratiquement collés l’un à l’autre. Il lui sourit d’une manière un peu douloureuse, pour lui dire qu’il comprenait, qu’il l’attendait, qu’il était avec lui.

Des mois que Matthieu ne l’avait pas vu. Le jour de Noël, ils s’étaient chamaillés durant le déjeuner pour des histoires sans importance et ne s’étaient pas parlés depuis. Clarisse l’avait supplié : « Appelle ton père. C’est ridicule. Le temps passe tu sais. Tu pourrais le regretter. » Matthieu arriva à sa hauteur. Ils n’échangèrent aucun mot. Matthieu aurait voulu lui dire quelque chose mais se dit que ça ne servait à rien. Son père lui tendit une bouteille d’eau et un morceau de pâte d’amande. Il l’avala sans vraiment la mâcher et réalisa que ça lui faisait du bien, qu’il avait besoin de sucre.

— Tu vois le meneur ?, lui demanda Matthieu.

— Oui, il est juste là. A vingt mètres sur la droite.

— Merde putain. C’est le troisième.

— Il te reste quatre kilomètres. A peine plus de quatre kilomètres. Essaie de prendre la foulée de ce meneur si tu peux.

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Matthieu fit du mieux qu’il pouvait. Il avait chaud. Il sentait que son front était en feu. Le meneur était seul. Avait-il accéléré brutalement ? Peu probable. Les coureurs qui le suivaient avaient du exploser les uns après les autres, songea-t-il.

Il s’accrocha à sa foulée.

Son père ne disait rien et continuait à pédaler en silence à ses côtés. Il n’y avait rien à dire. Les derniers kilomètres d’un marathon sont silencieux. Le coureur perçoit les sons, les formes, les couleurs. Mais il est ailleurs. Matthieu collait à la foulée du meneur. Le type était facile. A plusieurs reprises, il répéta : « C’est bien, c’est bien, c’est bien. »

Au ravito du 40ème kilomètre, le meneur bifurqua sur la droite pour prendre une bouteille. Son père lui passa un gros bidon de cycliste. Il but une seule gorgée et toussa à nouveau. Rien ne passait plus. Il vida le reste du liquide tiède sur sa nuque et sur ses bras. Le meneur revint à sa hauteur en lui tapant sur le flanc.

— C’est la dernière ligne droite. On est sur les bases de 2h59. Si tu restes avec moi, tu passes sous les 3h.

Matthieu donnait ce qu’il pouvait pour récupérer des bouts de forces dans tous les coins de son corps. Il se concentrait comme il pouvait sur la foulée du meneur, voyait bien qu’il ne pouvait plus courir à 14km/h, même cinq minutes de plus.

Le trou se fit. Cinq mètres puis dix mètres. Son père murmurait désormais à ses côtés. Il disait régulièrement, plusieurs fois par minute, en rafale : « Allez Matt, allez Matt, allez Matt. » Jamais Matthieu n’avait entendu son père l’appeler Matt. Il disait toujours Matthieu. Ses copains l’appelaient Matt. Sa mère aussi autrefois. Son père, jamais. Au 41ème kilomètre, il regarda sa montre. Il voulait savoir où il en était. Deux fois il regarda les chiffres. Chercha à calculer. Combien de temps pour faire 1 195 mètres ? Fais chier ces 195 mètres à la con, pensa-t-il.

Le quatrième meneur arriva à sa hauteur. C’était le dernier. Il le savait. Il avait mal aux jambes désormais à ne plus trop savoir comment poser les pieds par terre. Tous ces chocs, mon dieu, pensait-il. Mon pauvre squelette ! Une dernière fois, il tenta de prier mais même ça il n’y arrivait plus. Il regarda devant lui : il lui restait à avaler une ligne droite avant la porte Dauphine. L’arrivée serait là, un peu plus loin. Son père lui fit un petit signe pour lui dire qu’il devait s’arrêter, qu’il n’avait pas le droit d’aller plus loin. Plusieurs fois, de plus en plus fort, il lui cria. « Allez Matt, allez Matt, allez Matt. »

Paris finish

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Les sept péchés (presque capitaux) du running


Ne faites pas semblant : on vous connait ! Avec vos qualités. Et vos défauts. C’est de ça dont il est question ici, de ces petites plaies que vous vous infligez et que vous imposez au monde. Les sept péchés capitaux de votre condition de coureur : aujourd’hui !

 

1 L’obsession de vouloir être (mieux) compris

C’est que vous êtes collant avec votre désir constant de vouloir expliquer la grandeur sublime de la course à pied à tous les bipèdes immobiles de la planète ! Pas un dîner qui passe sans que vous sortiez le sujet de votre chapeau. Et vous enfilez les lieux communs, les clichés. Au bout du compte, vous êtes un piètre avocat de votre sport.

Vous en guérir : taisez-vous !

 

2 Le (constant) sentiment de culpabilité

Ça gargouille dans votre tête du matin au soir. Des pensées bizarres vous assaillent : ‘je mange trop’, ‘je m’entraîne mal’, ‘j’ai pas bu de jus de citron ce matin au réveil’, ‘j’ai perdu 20sec à mon test sur 10km depuis l’année dernière’, ‘j’ai envie d’un gros tiramisu’, ‘je tiens plus la distance le samedi avec les potes’…

Vous en guérir : ne regardez pas le verre à moitié vide. Faites la paix avec vous-même. Compilez les choses intelligentes et saines que vous faites chaque jour pour rester un coureur sincère – plutôt que de vous accabler en permanence.

 

3 Le manque d’ambition

Courir petit, ça vous va tout à fait. Si vous pouviez être invisible durant vos séances d’entraînement, ce serait encore mieux. A force d’être un coureur modeste, vous en devenez un coureur qui se gâche.

Vous en guérir : battez votre record en 2017. Peu importe la distance. Et si vous n’avez pas de records personnels, établissez-en !

 

4 La négation d’une certaine addiction

‘Moi accro ?, absolument pas !’ Vous refusez, d’emblée et en bloc, toute insinuation sur le sujet. Il vous paraît évident que la pratique sportive tient une place totalement équilibrée dans votre vie. Bon, c’est vrai, il vous arrive de courir deux fois dans la même journée et d’avoir encore envie d’y retourner après le dîner. Mais, pensez-vous, c’est bon pour la santé.

Vous en guérir : obligez-vous à ne pas courir pendant une semaine et prenez des cours de natation à la place…

 

5 La peur de mal faire

Ailleurs, partout ailleurs, vous faites généralement montre d’une belle assurance. Mais, lorsqu’il s’agit de courir, vous avez tendance à vous ratatiner. La contradiction du terrain (un parcours trop velu pour vous) ou du chrono (tellement la trouille que vous préférez ne jamais participer à une compétition) vous donne des suées la nuit au fond de votre lit. Du coup, vous radotez les mêmes parcours encore et encore. Seul pour éviter qu’on vous voit peiner dans l’effort.

Vous en guérir : accepter le fait qu’on ne sera jamais champion olympique. Et courir avec ses moyens. Etre un runner sincère, c’est ça. Rien d’autre.

 

6 L’incapacité à (se) remettre en cause

C’est comme ça et pas autrement. Avec le temps (depuis le temps), vous croyez avoir fait le tour de la question, repéré les trucs qui vous veulent du bien ou vous font du mal. Lorsqu’on vous suggère de changer des points précis dans votre entraînement, vous haussez les épaules avec un moue offusquée ; lorsqu’on vous fait remarquer que le poids des ans devrait vous inciter à passer plus de temps dans l’eau ou sur un vélo, vous rajoutez une séance de running à votre routine hebdomadaire.

Vous en guérir : prendre les réflexions formulées par les gens qui vous veulent du bien (si, ça existe) au pied de la lettre. Sans se poser de questions. Même si ça vous paraît inutile ou même débile.

 

7 Le narcissisme

Vous vous trouvez belle / beau. Dans l’effort en tout cas. Vous rêvez qu’on vous filme en train de courir pour visualiser le corps, que vous avez sculpté au fil des années, en action. Depuis peu, vous avez validé le fait que les jambes rasées et/ou épilées, c’était beaucoup plus seyant – à défaut d’être d’une utilité quelconque. Désormais, vous vous posez la question de vous faire tatouer votre meilleur chrono au marathon sur l’épaule.

Vous en guérir : direction, la piste pour une série de 400m au taquet. Douze répétitions avec un groupe de runners légèrement plus rapides que vous. A la fin, rincé, prêt à dégueuler, on verra si vous faites toujours le malin…

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Courses

Vive les bénévoles !


Pas une course de village ou un marathon international qui ne puisse s’envisager sans le dévouement de dizaines voire de milliers de bénévoles. Portraits robots de ces femmes et de ces hommes qui travaillent dans l’ombre pour que d’autres courent l’esprit léger.

 

Retrait du dossard

Déjà la tension. Les coureurs détestent attendre. Du coup, il s’impatientent lorsque les bénévoles affairés à trouver les dossards et vérifier les pièces d’identité manquent de célérité. Il n’est pas rare d’entendre des concurrents élever le son de la voix lorsque le dossard semble avoir disparu.

Souvent, les bénévoles positionnées à ce stand sont des seniors membres d’associations qui profitent de leur retraite pour aider les autres. Non, ils ne parlent pas forcément français ; non, ils ne sont pas forcément au courant des subtilités liées aux différents sas de départ (voir paragraphe suivant) ; non, ils n’ont pas vocation à être maltraités, rudoyés et même insultés. Conseil aux coureurs bien élevés : ne pas hésiter à moucher celles et ceux qui font des esclandres auprès de bénévoles débordés. Quitte à se moquer d’eux pour que leur attitude soit repérée de tous.

 

Entrée dans les sas de départ

Point stratégique car de nombreux coureurs (pas vous ?) cherchent à gruger pour partir avec des athlètes d’un niveau supérieur au leur. Les organisateurs de courses, qui ne se font plus d’illusion depuis belle lurette sur l’honnêteté globale du peloton, positionnent généralement à l’entrée des sas des types dans la fleur de l’âge connaissant les ficelles du métier de resquilleur.
Mais le moment arrive toujours où la cohue qui précède le départ incite à un certain laisser faire. Un bénévole, même s’il est baraqué, n’est pas un CRS. Il n’a pas vocation à sortir manu militari un coureur d’un espace dont l’entrée lui est interdite. Du coup, certains en profitent. En abusent même. Il y a dans cette attitude une manière assez misérable d’injurier l’intérêt commun (que des coureurs de niveau comparable s’élancent en même temps) et le bénévole qui prend de son temps pour assurer la sécurité d’une épreuve.

N’oublions jamais que les chutes des premiers hectomètres sont souvent provoquées par les crétins qui se sont faufilés dans des sas sans rapport avec leur niveau et freinent les coureurs partis derrière eux.

 

Ravitaillements

Une petite armée se tient prête. Au début, c’est calme plat. Les bénévoles tendent les bouteilles ou les gobelets aux coureurs qui prennent leur ravito à la volée. Ensuite, ça se bouscule. Tout le monde ou presque marche le temps de se restaurer. De leur côté des tables, les bénévoles en prennent parfois plein la figure car les coureurs, même avançant à 7km/h, font semblant d’être pressés et ont souvent des gestes maladroits. Et puis il faut proposer des boissons sucrées qui collent aux doigts, des quartiers d’orange, des sucres…

Etre bénévole sur un ravitaillement devrait être obligatoire au moins une fois dans la vie d’un coureur. Au risque, si l’expérience n’a pas été vécue, de ne plus pouvoir obtenir de dossard. Bosser sur un stand de ravitaillement, c’est approcher au plus près la réalité de la mentalité de celles et ceux qui courent. Et malheureusement endurer leurs mauvaises habitudes.

Trop de coureurs oublient encore de jeter les récipients qui leur ont permis de s’hydrater dans les grandes poubelles désormais positionnées de chaque côté de la chaussée. A croire qu’ils sont maladroits ou qu’ils estiment que le temps passé à viser va leur faire perdre de (trop) précieuses secondes. Dans les deux cas, c’est simplement inadmissible.

Animations musicales

Ils sont là. Fidèles au poste. Les cors de chasse en habit d’apparat, le violoncelliste comme posé au milieu de nulle part, les harmonies au grand complet, le guitariste un peu perdu avec son batteur, les percussions qui font un potin de tous les diables…
Courir en France, c’est courir en musique. Les organisateurs, qui peinent à déplacer du monde sur le bord des routes pour encourager les participants, semblent plus facilement dégoter des artistes amateurs. Certains ne sont pas très bons musiciens (mais c’est plutôt rare), certains ne sont pas du tout entendus ou écoutés (ce qui dans le cas présent revient au même).

Rêvons d’un monde où les coureurs applaudiraient celles et ceux qui leur donne l’aubade. Rêvons d’un monde où les coureurs s’abstiendraient de visser un lecteur MP3 jusqu’au fond de leurs oreilles pour rester dans leur petite bulle. Rêvons même d’un monde où la météo serait toujours excellente pour que les musiciens restent au sec.

 

Le service d’ordre d’arrivée

Eux peuvent à l’occasion se conduire comme des troisièmes lignes de rugby. Leur job : empêcher que les marlous qui n’ont pas pris de dossards, et souvent pas parcourus la totalité du parcours, aient droit aux honneurs de l’aire d’arrivée.
Ces bénévoles-là ont la pupille suspicieuse. Lorsqu’ils voient débouler une poitrine vierge de tout numéro, ils indiquent un chemin de sortie. Si le coureur ne veut pas entendre raison, ça peut barder. En France, les choses se négocient généralement à l’amiable. Mais à New York par exemple, il est tout à fait possible de se voir plaquer au sol si l’on cherche à passer la ligne sans en avoir le ‘droit’.

C’est donc un boulot compliqué car peu valorisant. Mais c’est un boulot indispensable. Personne ne peut priver qui que ce soit de se mêler à un peloton (quoique !). Il est en revanche normal d’interdire à celles et ceux qui veulent usurper le statut de ‘finisher’ de le faire. Passer sous une banderole se mérite !

 

La distribution de la médaille

A eux le beau rôle ! Ces bénévoles-la, souvent des filles, ne voient que des sourires et parfois des larmes (de bonheur). Jamais un mot de travers – ou alors seulement pour maudire la difficulté du parcours -, jamais une grimace d’énervement. Le bénévole qui distribue la médaille ne doit se méfier que d’une chose : qu’un lascar ne cherche à chiper deux breloques (si, si, ça existe !).

Au bout du bout de la chaîne, lorsque d’autres bénévoles ont distribué bananes et ponchos, le coureur est rendu à sa vie. Il est content de lui. Il va parler de sa course à midi en famille, le soir avec ses copains et le lendemain au boulot. Jamais, il ne pensera – ne serait-ce qu’un quart de seconde – aux bénévoles qui l’ont aidé, accompagné et piloté dans son effort. Vous trouvez ça normal ?

Courses

Santé

Très fragile aponévrose plantaire


Environ 10% des coureurs à pied réguliers de tous niveaux sont victimes un jour ou l’autre de douleurs au niveau de l’aponévrose plantaire. Une blessure insidieuse et particulièrement longue à soigner…

 

La conséquence de microtraumatismes répétés

Douleur localisée sous le pied, particulièrement vive au réveil et à la palpation : le diagnostic est généralement facile à établir ! L’aponévrose plantaire est la zone, souvent chatouilleuse, qui reste constamment en contact avec le sol lorsque l’on marche pieds nus. Constituée de fibres de collagène ondulées, peu vascularisées, elle est médiocrement élastique puisque son allongement est inférieur à 2% contre au moins 10% pour les autres tendons.

Dominique Poux, auteur de l’ouvrage “Technopathies du jogging” (édition Novartis), assure : « Les lésions de l’aponévrose plantaire sont la conséquence de microtraumatismes répétés. Le pied est à la fois une organe amortisseur et propulseur. L’aponévrose se trouve donc en tension à la fois lors de l’attaque du talon vers le sol et lors de la propulsion vers l’avant. »

 

Lorsque les lésions cellulaires ne guérissent pas…

Une pratique sportive intensive du running est généralement la cause du déclenchement de la blessure. Des marathoniens de haut niveau, tel l’Américain Ryan Hall, en ont été victimes. Mais d’autres athlètes professionnels – footballeurs, basketteurs et mêmes golfeurs – peuvent être concernés.

Il a longtemps été considéré que les lésions de l’aponévrose avaient une origine inflammatoire. Des tests effectués par biopsie au cours des dernières années ont cependant prouvé que les tissus étudiés ne présentaient aucun des marqueurs caractérisant généralement une inflammation. Nouvelle explication : l’organisme répare généralement les tissus sollicités lors d’une activité physique. Il le fait de manière à consolider la zone. Dans le cas des lésions de l’aponévrose, cette réponse naturelle ne se fait pas ou pas suffisamment. Les petites lésions cellulaires ne guérissent pas, s’accumulent. La douleur s’installe…

Apprendre à être patient…

Soigner une aponévrose blessée passe toujours par une période de mise en veille de la pratique du running. Au-delà de traitements à base de massages transverses profonds et/ou ondes de choc (généralement douloureux) et de séances de cryothérapie (glaçage de la zone), ce sont les infiltrations de corticoïdes qui affichent les meilleurs résultats. Une étude publiée en 2012 par le British Medical Journal constate les effets positifs de cette technique.

Mais, et cela vaut réellement pour les coureurs à pied de tous niveaux, il demeure crucial de ne pas aggraver la blessure en s’entraînant malgré la persistance d’une douleur ou en précipitant la phase de guérison. Bonne nouvelle : on guérit toujours des lésions de l’aponévrose. Mauvaise nouvelle : cela peut prendre parfois plusieurs mois…

Impératif : consultez un kiné sport afin d’établir un diagnostic précis et d’organiser le protocole à entreprendre pour guérir rapidement et en limitant les risques de récidive.

Santé

Courses

Faut-il s’entraîner au seuil pour progresser ?

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Objet de débats (presque) sans fin, le seuil résume une intensité d’effort au-delà de laquelle l’organisme produit une acidité difficilement tolérable. Faut-il s’entraîner au seuil ? Et, si oui, pour quels résultats ? Eléments de réponses…

 

D’où vient la notion de seuil ?

« La notion de seuil remonte aux travaux menés dans les années 80 par Francesco Conconi (Université de Ferrare), note Gilles Goetghebuer, rédacteur en chef des excellents magazines Sport et Vie et Zatopek. Et plus précisément à 1984, année où Francesco Moser, le coureur cycliste italien, s’est entraîné pour battre le record de l’heure de référence d’Eddy Merckx. Conconi est aujourd’hui considéré par certains comme le scientifique qui a introduit l’EPO dans le cyclisme et les autres disciplines sportives d’endurance. Il y a trente ans, ses travaux étaient cependant approuvés par le Comité olympique italien.

A propos de Moser, Gilles Goetghebuer rappelle : « C’était un cycliste vieillissant. Francesco Conconi a effectué des tests afin d’établir un plan d’entraînement déterminant de manière extrêmement précise et scientifique une intensité d’effort importante qui pouvait être soutenue durant une heure sans production importante d’acide. Pour établir celle-ci, Conconi a analysé précisément la présence de lactates dans le sang et remarqué qu’elle demeurait faible jusqu’à une certaine intensité avant d’augmenter en flèche. C’est à ce point précis que Conconi a fixé le seuil de Moser. »

 

Un seuil élevé est-il le seul garant d’un bon niveau de performance ?

Selon Gilles Goetghebuer : « Certains coureurs à pied ont des vitesses au seuil très élevées. Ils peuvent courir très vite en produisant une dose tolérable d’acide lactique. D’autres ont en revanche une capacité à tenir très longtemps à des vitesses moins élevées. D’un côté, des coureurs qui ont un gros moteur et une puissance importante. De l’autre, des coureurs possédant une endurance supérieure leur permettant de tenir plus longtemps à un niveau d’effort proche de leur maximum. »

Le coureur à pied performant est évidemment celui qui additionne ces deux qualités et qui bonifie de bonnes dispositions naturelles par la qualité de son entraînement. « Un troisième élément capital, relève cependant Gilles Goetghebuer : il faut aussi être efficace. L’énergie que l’on dépense pour courir doit être utilisée efficacement par l’organisme. Prenons l’exemple d’un coureur peut-être puissant, endurant mais qui s’il court de manière dispendieuse, ne pourra jamais être un bon marathonien. Bon cardio, endurance et efficacité du geste : c’est un peu le triptyque idéal. »

 

L’entraînement au seuil est-il la panacée ?

« Pour certains coaches, de plus en plus nombreux, la notion de seuil n’existe pas, juge le rédacteur en chef de Sport et Vie. Ils considèrent qu’il n’existe pas de point précis d’inflexion de la courbe signifiant l’augmentation de lactates dans le sang. Et pensent qu’il est possible de s’en remettre à d’autres paramètres tels que la fréquence cardiaque ou même simplement le niveau d’essoufflement. »

Quid de l’entraînement aux sensations ? « Oui, il faut savoir s’écouter et varier les allures. Là, il y a consensus. Il faut éviter de courir toujours à la même vitesse sur les mêmes parcours. Intégrer du fractionné et des accélérations dans son programme. Même sur des temps d’effort courts. Et même pour les marathoniens à qui l’on conseille désormais de courir au maximum de leurs capacités sur quelques secondes. C’est nouveau. Autrefois, seuls les sprinters travaillaient ainsi. »

Courses

Entraînement

Savez-vous parler running ?


Peut-on s’entraîner correctement sans connaître la signification des termes employés dans les plans de Runners.fr ? Sans doute. Mais il reste conseillé de savoir parler running pour courir plus vite et plus loin. Glossaire…

 

  A

Aérobie

Lors d’un effort « aérobie » les muscles, grâce au système respiratoire, fonctionnent avec suffisamment d’oxygène pour tirer la majorité de leur énergie. Les autres filières énergétiques du muscle sont peu sollicitées et l’effort fourni est de longue durée. L’entraînement en endurance permet de développer l’efficacité de cette filière.

 

Anaérobie

Cette dénomination est attribuée à tous les efforts dont l’intensité importante (au delà de 100% de la VMA) oblige le système musculaire à fonctionner malgré un déficit d’oxygène. Deux filières sont utiliser pour tirer l’énergie nécessaire à l’action musculaire : la filière anaérobie alactique (sans production d’acide lactique) et la filière anaérobie lactique (avec production lactique).

 

Assimilation

Période d’entraînements peu intense suivant directement une période d’entraînement intense. La phase d’assimilation (ou de relâchement pré-compétition) permet au coureur d’assimiler le travail effectué, de retrouver de la fraîcheur physique et mentale et d’aborder la course programmée dans les meilleures conditions.

 

 E

Echauffement

Indispensable avant tout effort intense, il sert à préparer l’organisme à l’entraînement à venir et agit en prévention – des blessures notamment.  Lire l’article

 

Endurance

Capacité à maintenir un effort sur une longue durée. L’entraînement en endurance s’articule autour de la répétition d’efforts d’une durée importante mais de faible intensité (<75% de la VMA). C’est sur les capacités d’endurance du coureur que reposent l’essentiel de ses performances. Qu’il soit spécialiste de 3000m ou d’ultra. Lire l’article

 

Etirements

Action consistant à étirer un ou plusieurs groupes musculaires, soit en préparation d’un effort, soit au terme de celui-ci. L’utilité des étirements dans la performance est un débat sans fin. Ils peuvent tout de même être utiles en prévention de blessure et pour améliorer la souplesse articulaire et musculaire.

 

 F

Fartlek

Forme d’entraînement se rapprochant du fractionné (alternance de phases d’efforts avec des phases de récupération). Mais cet entraînement est réalisé en nature et aux sensations. Lire l’article

 

Footing

Forme d’entraînement la plus simple, le footing est un entraînement en endurance. Entre deux séances de fractionné, il permet d’optimiser la récupération. Répété régulièrement, il permet au coureur de développer son endurance.

 

Fractionné

Type d’entraînement durant lequel le coureur répète des efforts (d’intensité importante) en alternance avec des moments de récupération. Le fractionné est souvent pratiqué sur piste.

Exemple : 6 x 1000m allure 10km avec 200m de récupération entre chaque. Lire l’article

 

Fréquence cardiaque maximale (FCM)

Intensité (importante) d’effort à laquelle la fréquence de battements du cœur atteint son maximum. L’entraînement à la fréquence cardiaque consiste à programmer l’intensité de ses séances en fonction de sa FCM. Contrairement à l’entraînement en fonction de la VMA, l’entraînement à la fréquence cardiaque prend en compte l’ensemble des facteurs ayant une incidence sur la fréquence cardiaque du coureur (dénivelé, éléments extérieurs, fatigue…). Ce type d’entraînement nécessite, pour être vraiment efficace, un parfait étalonnage de toutes les fréquences cardiaques cibles : FCM mesurée par un test de terrain (et non par la formule 220-âge), et toutes les fréquences cardiaques correspondant aux différentes allures (5km, 10km, semi-marathon, marathon…)

 

 L

Lactique

Littéralement acide lactique. L’acide lactique est produit en quantité importante par le système musculaire lorsque l’intensité d’effort est élevée (>100% VMA)  Très connues des spécialistes de 800m ou 1500m (qui réalisent des séances lactiques pour habituer l’organisme à fonctionner malgré cette accumulation), ces séances sont très exigeantes : l’accumulation d’acidité dans la cellule musculaire l’empêche à court terme de fonctionner correctement et l’effort ne peut plus être maintenu à la même intensité. Lire l’article

 

 P

Préparation physique générale (PPG)

Phase de préparation consacrée au renforcement de muscles qui n’interviennent pas directement dans le geste du coureur mais qui sont pourtant indispensables : abdominaux, dorsaux… Lire l’article

 

Préparation physique spécifique (PPS)

Phase de préparation consacrée au renforcement des muscles qui influent directement sur le geste du coureur. Travail de foulée, travail de pied…

 

 R

Récupération

Les phases de récupération sont essentielles. Elles peuvent être de deux natures : récupération les jours suivant une séance ou une course intense ; récupération au cœur d’une séance de fractionné. Les temps de récupération ainsi que les modalités (statique ou active) modifient considérablement la typologie des séances. Tout l’art d’un entraînement bien mené consiste à maîtriser l’alternance efforts / récupération pour atteindre le maximum de son potentiel. Lire l’article

 

 S

Seuil

Il existe plusieurs « seuils » physiologiques. Mais d’une façon plus pragmatique, l’entraînement au seuil consiste à enchaîner des efforts courus entre 80 et 85% de la VMA (allure 15 km pour les uns ou semi-marathon pour les autres). Ce type d’entraînement est indispensable pour habituer l’organisme à durer dans l’effort. Lire l’article

 

Spécifique

Travail consiste à répéter un effort afin que l’organisme mémorise une allure de course à tenir le jour J.

 

Sur compensation

Phase suivant une (ou plusieurs) période d’entraînement intense, combinées à une phase d’assimilation, et durant laquelle le coureur atteint la plénitude de ses moyens : le sacro-saint PIC de forme !

 

 V

Vitesse maximale aérobie (VMA)

La Vitesse Maximale Aérobie est la vitesse de course atteinte par le coureur lorsque sa consommation d’oxygène atteint son maximum. Déterminée par un test (en laboratoire ou de terrain), elle décline ensuite l’ensemble des efforts en fonction de cette VMA. C’est la raison pour laquelle le travail de VMA est l’une des grandes clés de la progression du coureur à pied. Lire l’article

 

V02 Max

Elle correspond au volume d’oxygène maximal que le coureur peut utiliser lors d’un effort. Seul un test de laboratoire permet de la mesurer avec précision. Une formule permet d’en avoir une estimation à condition de connaître sa VMA : V02max (en ml/min/kg) = 3,5 x VMA.

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