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Peut-on encore courir pour le plaisir ?

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Courir ne suffit plus ! Désormais, le runner – s’il participe à des épreuves chronométrées et souhaite être respecté des autres voire de lui-même – doit sans cesse repousser ses limites de distances et de vitesse. Au risque de perdre en route le plaisir de pratiquer son sport…

Le temps n’est pas si lointain où le fait de participer à un marathon était synonyme d’authentique exploit. Avant même d’en découdre avec un 42,195km, le coureur se voyait couvert de compliments. Famille, amis et toute la sphère sociale réunis dans les mêmes louanges : l’enjeu, alors, n’était que d’en finir, sans doute pas sans quelques difficultés mais, en tout cas, sans un œil angoissé au chronomètre…

Nous avons tous une part de responsabilité…

Aujourd’hui, le marathonien – quel que soit son niveau (ou presque) – se trouve dans la quasi obligation de battre son record, de finir à une position honorable dans sa catégorie d’âge, d’aller plus vite que son pote d’entraînement, son collègue de bureau ou que son beau-frère. Et tant pis, finalement, s’il prend le risque de se blesser, d’abandonner voire – ce qui est pire – de se dégoûter durablement du running.

La communauté des runners, qui cultive de plus en plus massivement l’esprit de compétition, n’est certes pas exempte de toutes critiques. Trop souvent, le marathonien met en scène son effort à venir au point de n’épargner à ses proches aucun détail de son plan d’entraînement, de son régime alimentaire et surtout de ses ambitions chronométriques. A croire que le but naturel de chaque course, atteindre la ligne d’arrivée, n’est désormais qu’un détail ou, plus exactement, une formalité.

Sans doute n’est-il pas inutile de retrouver le sens de certaines priorités : la participation, régulière ou tout à fait exceptionnelle, à des épreuves chronométrées marque toujours la conclusion d’une période d’entraînement plus ou moins intensif. L’essentiel est déjà atteint lorsque le dossard est épinglé sur la poitrine du coureur amateur. Car arriver au meilleur de sa forme le jour d’une épreuve prouve la maturité et le degré de motivation. C’est la seule victoire qui compte vraiment. Tant de paramètres incontrôlables peuvent influer sur la manière de vivre l’épreuve en elle-même qu’il est vain – ou très orgueilleux – de vouloir tout régenter.

 

S’affranchir de la pression sociale pour mieux retrouver le plaisir de courir

Young woman with headphones jogging in fall nature and listening music

Nous savons évidemment que le plaisir passe (de plus en plus) souvent par le dépassement de soi. Le marathonien qui s’est bagarré pour finir pour la première fois sous les 4h lorgnera vers les 3h30. Cette attitude est logique et saine. Mais elle ne peut se laisser polluer par la pression sociale (faire aussi bien ou mieux que les autres) ou par un sentiment de culpabilité de n’avoir réussi à atteindre ses limites.

Les coureurs n’ont pas tous les mêmes prédispositions. Pour certains, il sera facile de passer du premier coup sous les 3h sur 42,195km. Pour d’autres, le fait d’envisager un semi à 12km/h de moyenne relèvera d’un l’Everest quasi infranchissable. La seule chose qui nous réunit (au-delà de notre niveau, de notre sexe et de notre âge) reste le plaisir pris à courir. Ce plaisir ne doit jamais s’abimer dans une recherche de performances (souvent, de surcroit, génératrices de blessures).

Obligez-vous à faire le test : ai-je pris du plaisir à courir aujourd’hui ? Suis-je heureux à l’idée de courir demain ? Si vous hésitez à répondre positivement à ces questions, c’est que quelque chose ne tourne pas rond dans votre approche de la pratique sportive. Pire, c’est la preuve que vous êtes un coureur fatigué, blasé et finalement malheureux. Avez-vous envie de vous infliger cela ?

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(mieux) Perdre du poids en courant

perdre du poids courant
Tentant de courir plus – et parfois n’importe comment – pour mieux perdre les kilos en trop. La pratique du running peut certes contribuer à un meilleur contrôle du poids. Attention toutefois de ne pas croire aux recettes miracles…

Mauvaise nouvelle : le fait de courir, même deux heures par jour !, ne suffit à garantir une perte de poids. Une seule équation assure de maigrir : brûler plus de calories – avec ou sans l’aide d’une pratique sportive régulière – que l’on en consomme ! Il est généralement admis qu’il faut brûler environ 7 000 calories pour perdre un kilo. Et le respect d’une alimentation équilibrée reste dans tous les cas le meilleur moyen d’atteindre un poids (dit de forme) et de ne pas en bouger. Tous les nutritionnistes s’accordent pour conseiller aux coureurs – et aux adeptes réguliers des sports d’endurance – d’augmenter la part de glucides dans leur régime quotidien jusqu’à atteindre (plus ou moins) les proportions suivantes :

50% de glucides
25% de lipides
25% de protéines

 

Courir régulièrement

Une fois par semaine, c’est mieux que rien. Mais pour maigrir, il est nécessaire d’être aussi actif et régulier que possible. La pratique du running permet de brûler environ 75 calories par kilomètre. Passer de 30 à 50kms par semaine signifie donc un déficit, à nutrition égale, d’environ 1 500 calories. Soit une perte de près de 250 grammes.

Il est plus judicieux d’augmenter le nombre de séances hebdomadaires que la durée de celles-ci. Pour une raison au moins (qui n’a rien à voir avec la nutrition) : on diminue les risques de blessures…

 

S’entraîner longtemps

Courir en endurance – environ 70% de sa VMA (consommation maximale d’oxygène) – est un moyen imparable de perdre de la graisse. Mais il ne faut pas craindre, pour que le travail soit efficace, de s’imposer des séances longues, voire très longues.

Avantages :

• La combustion étant proportionnelle à la longueur de l’effort, on se déleste logiquement de plus de calories.

• La combustion de calories post effort est également plus massive et plus prolongée dans le temps après des séances longues.

(à noter que les personnes plus lourdes, qui dépensent beaucoup d’oxygène pour se déplacer, perdent plus de poids que les runners minces ou que les femmes)

 

Travailler la vitesse

healthy athlete man jogging at morning on empty roat in the city

Courir plus vite permet de brûler plus de calories (pour un temps de running égal) et dynamise le métabolisme au repos. Conséquence, on brûle plus de calories même lorsqu’on ne court pas.

Il est donc important, pour optimiser la perte de poids grâce à la pratique du running, de courir au seuil, cette allure où l’on flirte entre des efforts et aérobie et anaérobie.

Avantages :

• En courant en aérobie, c’est-à-dire sans atteindre le seuil de consommation maximum d’oxygène, le coureur brûle à la fois des graisses et du glycogène, ces sucres lents qui sont le carburant de l’effort.

• En courant en anaérobie, la combustion de graisses cesse et le coureur tape plus directement et beaucoup plus massivement dans son réservoir de glycogène. Cela entraîne une combustion de calories hautement accélérée.

 

Oser le bi quotidien

Cela a l’air un peu barbare au début, mais l’organisme s’y fait très bien – à condition de disposer de deux plages libres dans son emploi du temps. Les études scientifiques prouvent qu’un coureur dépense plus de calories en courant deux fois 30min lors d’une même journée qu’en courant une heure (et à la même vitesse).

Explication, le corps continue de brûler après l’effort. En pratiquant le bi quotidien, on double donc la période de combustion. Autre avantage, le corps tolère mieux d’effectuer deux fois six ou sept kilomètres qu’une fois douze à quinze.

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Etes-vous prêt à courir un marathon ?

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Pour les milliers de coureurs qui ambitionnent à boucler pour la première (ou la cinquantième) fois la distance mythique des 42,195km, le challenge à relever est immense. Voici quelques astuces qui permettent d’assurer la plus belle des victoires : la médaille de finisher !

 

En avoir vraiment envie !

Esprits indécis s’abstenir ! La distance marathon reste d’une impitoyable cruauté avec les coureurs qui l’abordent sans vraie conviction. Au commencement – avant même l’inscription – doit être l’examen de conscience. Quelques questions à (se) poser :

. Suis-je prêt à faire quelques concessions et/ou sacrifices pour mener à bien une préparation équilibrée ?
. Ma vie familiale et professionnelle est-elle compatible avec un entraînement running poussé ?
. Pour quelle raison – au-delà du seul challenge sportif – ai-je envie de courir 42,195km ?

 

Laisser du temps au temps…

On ne devient pas marathonien du jour au lendemain. Passer par les cases 10km et semi-marathon en compétition est plus que conseillé. Souhaitable également de faire précéder la préparation spécifique d’une période d’entraînement régulier comprenant des efforts running mais aussi des séances de renforcement musculaire et de gainage.

Huit, dix ou douze semaines : votre « plan de bataille » vous amenant au jour J doit évidemment avoir pour objectif prioritaire de développer votre endurance, c’est-à-dire votre capacité à soutenir un effort d’intensité modérée durant trois, quatre ou cinq heures. Attention, l’endurance ne se bonifie pas uniquement à coup de footings ! Votre programme hebdomadaire doit comprendre une séance (de plus en plus) longue mais aussi des efforts de type fractionné.

Runners in New York City Marathon

Se méfier des objets connectés

La pratique du running est de plus en plus massivement connectée. Selon une étude récente, 41% des pratiquants déclarent courir avec leur Smartphone et 54% avec une montre GPS les tenant informés des différents paramètres de leur entraînement ou de leur performance en compétition.

Il peut certes être utile de courir en étant bardé d’un équipement performant et onéreux. Mais la préparation à un marathon doit d’abord être synonyme d’une meilleure connaissance de soi. S’entraîner aux sensations – sans regards permanents et inquiets au chrono ou à la moyenne horaire – doit donc demeurer la boussole ultime.

 

Etre un peu bourricot (sur les bords)

S’il est une chose que la préparation à un marathon nourrit et développe, c’est le sens de la discipline. Enchaîner les efforts à l’entraînement mais aussi faire preuve d’une certaine maturité au niveau de l’hygiène de vie : sans devenir ascète du jour au lendemain, il est important de respecter les fondamentaux. Et notamment les phases de récupération. Pour bien courir, il faut bien dormir…

Le (futur) marathonien est têtu. Il sait où il veut aller. Il sait ne rien faire qui puisse contrarier son projet. Et s’il doit parfois tenir tête à son environnement immédiat voire à lui-même, il tient tête. A table aussi ? A table surtout ! Chaque kilo porté (parfois en trop) pèse très lourd lorsque l’on s’attaque aux 42,195km.

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Ne pas viser trop haut

S’attaquer à la distance marathon, c’est faire preuve d’une vraie ambition. Mais cette ambition affichée – et qui parfois attire un mélange d’envie et de reproches diffus – doit se mâtiner d’une vraie modestie.

S’agit-il de modestie d’ailleurs ? Il faut peut-être plutôt parler de clairvoyance et de lucidité. Que l’on débute ou que l’on soit un grognard de la distance 42,195km, il faut rester maître de ses pas. Et savoir jusqu’où allonger la foulée. Ce qui revient à dire : l’objectif qui accompagne toute la préparation (et qui souvent fluctue au cours de celle-ci) ne doit pas injurier l’essentiel. Et l’essentiel est toujours (que l’on vise 2h45 ou 5h30) de passer la ligne d’arrivée. Dans le strict respect de son intégrité physique.

 

Habiter la fonction

Courir un marathon est une formidable aventure qu’il convient de vivre depuis l’inscription jusqu’au dernier mètre du parcours avec sincérité et une certaine autorité. Sincérité dans les efforts consentis à l’entraînement. Autorité dans la manière de gérer les détails du quotidien.

Ne pas prendre la poudre d’escampette, ne pas biaiser, ne pas (se) mentir, ne pas chercher de mauvaises excuses. Le jour où vous épinglerez votre dossard, il sera trop tard pour regretter le manque d’assiduité, de régularité et de cœur. Souvenez-vous : rien n’est plus magnifique que de savoir en conscience à l’entame d’un marathon qu’on ira au bout des 42,195km. Alors, au boulot !

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10 astuces pour mieux courir en peloton

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Pas simple de sortir de la routine des entraînements solitaires ou en petits groupes. Courir en peloton, particulièrement lors d’épreuves chronométrées de masse, impose le respect de certaines règles. Runners.fr dresse la liste des dix gestes à respecter…

 

1. Ne pas coller la foulée du coureur devant soi

Rien n’est plus irritant que de se sentir suivi de trop près et devoir éviter (parfois de peu) la chute parce que le coureur derrière soi à touché ou même simplement effleuré son pied. Important en conséquence de toujours respecter une distance de sécurité.

 

2. Indiquer ses changements de trajectoires par un geste de la main préalable

Dans un peloton, on ne bifurque pas. Même et surtout à l’approche d’un ravitaillement. Le peloton est un corps homogène en mouvement qui se retrouve en danger (bousculades, chutes, ralentissement) si l’un de ses membres cesse de courir droit. Il faut donc toujours prévenir de son désir d’aller à droite ou à gauche en vérifiant que cela ne met personne en danger derrière soi.

 

3. Eviter de bavarder et de déconcentrer les autres coureurs

Le peloton n’est pas le dernier salon où l’on cause. On peut certes se transmettre des informations : nature du parcours à venir, chrono lors du dernier kilomètre couru, état de forme du voisin/copain. Pour le reste, il est inutile – car souvent saoulant pour les autres coureurs – de monologuer. Indispensable en revanche de répondre aux questions posées même dans une langue totalement étrangère…

 

4. Prendre le relais lorsque le leader du groupe s’écarte

Facile et confortable de rester planqué à l’intérieur d’un peloton. Mais, comme pour le vélo, le coureur doit savoir faire sa part de boulot lorsque le meneur indique d’un geste de la main ou en s’écartant un désir d’être relayé. Et si ça va trop vite pour pouvoir même brièvement accomplir cette tâche, il faut le signaler sans attendre.

 

5. Proposer son ravitaillement aux autres coureurs avant de le jeter

Les bouteilles d’eau ou de boisson vitaminée (mais pas les gels énergétiques) peuvent circuler dans un peloton avant d’être jetées – si possible dans une poubelle. Simplement proposer en tendant la bouteille (voire le gobelet) le récipient aux coureurs près de soi. Ne pas insister et ne pas faire de gestes parasites dans l’opération.

 

6. Ne pas couper la corde ou enfermer les autres coureurs

Lake marathon

Courir ensemble, au sein d’un peloton, suppose que l’on respecte la trajectoire idéale des autres coureurs. Nous ne sommes pas des pros et l’idée n’est pas de compliquer la vie des copines ou des copains d’effort. Attention de ne pas couper les virages lorsque l’on vient de l’extérieur et obliger les coureurs à la corde à ralentir ou même s’arrêter.

 

7. Encourager les coureurs à la peine (mais sans insister)

Fréquent que l’on réalise lors des derniers kilomètres d’un semi ou d’un marathon que certains coureurs près de soi sont entrés dans le dur : mauvais cardio, foulée hésitante… Il faut alors encourager d’un mot ou d’un geste. Pas plus. Ne pas brutaliser. Un coureur qui peine a sa logique qu’il faut respecter.

 

8. Ne pas accélérer l’allure pour le seul « plaisir » de faire exploser le peloton

Si vous vous sentez vraiment costaud, voire carrément plus fort que le reste du peloton, il n’est pas fair-play de chercher à imposer un autre tempo et provoquer un écrémage par l’arrière. Mieux vaut s’extraire de manière sèche du groupe pour montrer son désir d’aller plus vite.

 

9. Repérer le balèze du peloton et rester dans son aspiration

C’est un fondamental du courir en groupe : savoir reconnaître le type ou la fille qui fait office de chef de meute ou de leader. Et rester près de lui – sans jouer des coudes.

 

10. Remercier et féliciter les membres du peloton à l’arrivée

Get the red carpet treatment at the Salzburg Marathon

Et cela même si le groupe a explosé dans les derniers kilomètres. Il faut savoir attendre celles et ceux qui arrivent un peu plus tard ou retrouver les meilleurs dans l’aire d’arrivée. Une poignée de mains, une accolade, un mot de remerciement : ce sont les meilleurs instants d’une vie de coureur !

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Une vie de coureur en dix (nouveaux) épisodes (2)

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A quoi reconnaît-on un coureur ? A sa capacité sans doute à décliner au quotidien des gestes qui paraissent pour certains farfelus ou extrêmes. Etre un coureur à pied, débutant ou confirmé, s’exprime de mille manières. En voici dix…

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Se sentir fier d’être un coureur

Il faut se faire une raison : pour certains grincheux, la communauté running restera – et pour toujours – suspecte de mille maux. On a beau (contre)dire et se montrer rassurant, rien n’y fait. Les clichés pleuvent et nous résument à une bande d’éclopés en puissance, camés à l’endorphine. Comment tourner le dos à la caricature ? En restant zen et en déclinant sa vie de coureur de manière équilibrée et respectueuse des autres (les non-coureurs). En étant fier aussi – tout de même – d’être un coureur !

 

Tout annuler au (tout) dernier moment…

S’habiller, être prêt et puis finalement… Et puis finalement non. La flemme ou la fatigue (ou un mélange des deux) rattrapent parfois les coureurs les plus motivés et les plus endurcis. Comment vivre ces petits moments d’abandon (surtout, ne pas parler de lâcheté) ? Avec une espèce de tendresse amusée. Nous avons tous droit à un joker. Tous droit de penser que le plaisir de courir est négociable. Siester, c’est bien aussi. Passer du temps avec ses proches, plus encore…

 

Faire la bise aux potes d’entraînement

Presque un signe de ralliement. La preuve de l’appartenance à une fratrie. Les coureurs s’embrassent, échangent une accolade. Ils sont tactiles. C’est leur manière – sans doute – de se donner du courage et de valider l’importance du moment à venir. Courir ensemble, c’est vivre ensemble. Tout sauf un simple détail.

 

Etre un peu jaloux des couples assis en terrasse

Un homme et une femme bullent devant un expresso ou un demi. Et le monde semble leur appartenir. Le coureur, lui, peine parfois à se mettre dans le rythme. Il sort de chez lui. Il a les jambes lourdes. Il pense à ce qui l’attend. Combien donnerait-il pour s’asseoir et discuter lui aussi de la pluie et du beau temps ? Quelques minutes plus tard pourtant, il aura oublié ces couples en terrasse. Il sera dans son effort. Et sa bulle sera étanche.

 

Venir en aide à un pote en détresse

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Ça peut arriver à tout moment. Une séance de fractionnée mal négociée ou une séance longue qui tourne mal. Tête qui tourne, entorse, nausée, souffle court, poitrine qui brûle : ces tourments petits et grands rythment (aussi) une vie de coureur. Rien n’est pire qu’un sportif amateur tournant le dos à un pote en détresse. Et même (MEME !) si le chrono tourne, il convient de faire preuve de solidarité en toutes occasions.

 

Descendre les escaliers en grimaçant

Que celle ou celui qui n’a jamais senti les quadriceps hurler en sautant du lit, lève le doigt ! Les courbatures du jour qui suit les séances longues (ne parlons pas des semis, des marathons et plus encore sans doute des trails en montagne) ne sont pas considérées comme une blessure. Mais qu’est-ce que ça fait mal ! Et le surlendemain, c’est encore pire…

 

Cracher tous les kilomètres (voire plus souvent encore)

De tous les sportifs, le coureur à pied est sans doute celui qui expulse le plus de salive. Dis-moi comment tu craches et je te dirais si un es un vrai « runner ». Le jet doit être rassemblé, vif, net mais pas brutal. Evidemment, il s’agit de vérifier en amont que la trajectoire ne risque pas d’atterrir sur les jambes du voisin. Et si, parfois, au cœur d’un effort particulièrement violent, le fait même de cracher devient trop compliqué, on a le droit de baver sur son col ou sur sa manche !

 

Savoir précisément à quelle allure on court (et sans montre GPS encore !)

— On est à combien là ?
— Un bon 12.
— T’es certain ?
— Demande à Jérôme. Il a sa montre.
— Jérôme, on est à combien là ?
— Pile-poil 12km/h. 5min au kilo !

 

Avaler une tablette de chocolat noir (en moins d’une demi-heure)

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Est-ce vraiment bon pour la santé ? Admettons que oui. Le chocolat se doit d’être noir et très riche en cacao (au moins 80%). Idéalement, il est préférable d’en limiter la consommation. Deux carrés après le déjeuner, c’est bien. Quatre, six, huit, douze, seize, la tablette entière ? Ça peut arriver. Forcément, un certain sentiment de culpabilité peut suivre l’engloutissement. Qu’il convient de relativiser. Voire de combattre. Miam !

 

Savoir rire de tout !

Rire des jambes lourdes, des petits bobos vite guéris et des blessures qui contrarient des mois entiers d’entraînement ; rire du mauvais temps, du froid de canard, des averses interrompues et même des trop grosses chaleurs ; rire des copains en retard, des entraînements bâclés par manque de temps ou d’énergie ; rire des mauvais chronos, des réflexions désagréables entendues à la maison et au boulot ; rire de son incapacité à prendre le temps d’aimer courir lentement ; rire de tout et surtout de soi. Car rire et courir sont définitivement des mots presque jumeaux !

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Courir à Paris (Parcs et Jardins)


C’est la plus belle ville du monde. Et pas uniquement pour les amoureux ! Paris constitue le terrain de jeux idéal pour les coureurs à pied de tous niveaux. On peut trottiner nonchalamment ou s’entraîner pour de bon. Suivez le guide…

Chic > Parc Monceau

C’est un petit bout de verdure dessiné ‘à l’anglaise’ en plein cœur du très bourgeois VIIIè arrondissement. On y vient souvent en famille pour promener les enfants ou bouquiner à l’abri du tumulte, tout relatif, du quartier.

La modeste circonférence du parc n’incite pas aux chevauchées fantastiques. Ici, comme au Luxembourg, on court tranquille, souvent en (jeunes) couples, écoutant de la musique et boudant légèrement le décor très aristo des lieux. Aux runners de passage à Monceau, on conseillera de laisser du temps au temps et de faire fi du chronomètre. S’il existe un endroit sur terre où le coureur ne doit pas se conduire comme un bœuf, c’est bien ici !

Touristique > Champ de Mars

Le site touristique le plus fréquenté de France est aussi le lieu d’entraînement préféré de nombreux coureurs. Le tour du Champ de Mars est légèrement inférieur à deux kilomètres, mais propose un espace suffisant pour se tirer la bourre entre copains.

Les hordes de Nippons et d’Américains qui hantent ces jardins ‘à la française’ très bien entretenus sont souvent à la recherche d’informations. Il est donc possible de faire coup double : améliorer son anglais – ou son japonais – et sa condition physique.

Sportif  > Jardins des Tuileries

Sans doute l’endroit le plus propice à des entraînements hors stade sérieux dans la capitale. D’une superficie totale de 25 hectares, les Jardins des Tuileries proposent deux vastes lignes droites de plus de 750 mètres sur un terrain plat. D’un côté, la Place de la Concorde, de l’autre, le Musée du Louvre : il y a pire comme terrain de jeu.

Finalement assez peu fréquentés par les joggeurs occasionnels, les Tuileries accueillent à l’heure de déjeuner les officiers du Ministère de la Défense tout proche et quelques marathoniens en goguette. Ça ne palabre pas dans les rangs : ici, on court pour avancer…

Populaire > Buttes-Chaumont

Installé en plein cœur du populaire XIXè arrondissement, le Parc des Buttes-Chaumont est d’une superficie égale aux Jardins des Tuileries. Réalisé par le Baron Haussmann, à la demande de Napoléon III, il est l’espace vert parisien proposant la plus grande variété d’espèces végétales.

Moins snobs que le Luxembourg, moins chics que Monceau, les Buttes-Chaumont ont le mérite de proposer un décor mouvementé. Le parc a en effet été construit sur une grande carrière de gypse, cette pierre avec laquelle furent construits de nombreux immeubles parisiens. Le runner peut donc y effectuer un travail en côtes très utile.

Poétique > Jardin des Plantes

Planqué aux confins du douillet Vè arrondissement et juste à côté de la Gare d’Austerlitz, le Jardin des Plantes est l’espace botanique le plus spectaculaire de la capitale. Le visiter à petites foulées au printemps est un bonheur sensoriel absolu.

Le runner peut se faire plaisir dans cet espace rectangulaire (comme les Tuileries) qui propose une légère pente. Un conseil à celles et ceux qui n’ont jamais pris le temps de courir au Jardin des Plantes : contempler le Cerisier du Japon, noueux et incroyablement vaste dont les branches s’étalent jusqu’au sol.

Snob > Jardins du Luxembourg

Tout un monde. La Rive Gauche bobo prend ses aises sur ce parcours cabossé où se retrouvent les runners de tous niveaux. Il faut tourner dans le bon sens et connaître les astuces qui allongent de quelques hectomètres le tour du ‘Luco’ pour faire vraiment partie de la bande.

C’est simple : au bout d’un moment – quelques semaines tout au plus -, chacun ou chacune est reconnu(e) Peut-être est-ce le bruit des clés dans la poche du coupe-vent qui crée un semblant d’intimité : on est de toute façon entre SDF (Sans Difficultés Financières)…

Pour beaucoup de joggeurs masculins, les magnifiques Jardins du Luxembourg ont un vrai avantage : ils permettent  de mater la touriste esseulée ou la bourgeoise du quartier en mal de compagnie. Et parfois d’engager la conversation !

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Apprenez à méditer en courant


Sport d’un certain voyage en soi, le running rime pour beaucoup avec méditation. Et cette aspiration au calme intérieur est souvent l’un des éléments qui motivent les coureurs de tous niveaux. Mais l’état de « pleine conscience » ne se déniche pas du jour au lendemain…

S’entraîner sur des parcours protégés et sécurisés

Il n’existe pas de formule miracle (ça se saurait). Pour certains, l’évasion vient d’abord sur des terrains – bitumés ou non – maintes fois empruntés. Pour d’autres, l’état méditatif est encouragé par la découverte de nouveaux décors d’entraînement. Une priorité : prendre toujours soin de courir dans un environnement calme et apaisé.

Le conseil de Runners.fr :
Eviter autant que possible les trottoirs trop fréquentés et évidemment la cohabitation avec les véhicules motorisés. Attention également aux parcours trop isolés pouvant devenir anxiogènes pour les femmes seules.

Faire preuve de patience (voire de tolérance)

Difficile – quoi que l’on dise – de savoir précisément quelles seront les sensations à l’effort. Même un simple footing à l’allure endurance peut parfois réserver d’étranges surprises. Douleurs suspectes, souffle étrangement court : l’esprit peine alors à s’envoler. Patience et tolérance (surtout ne pas culpabiliser) sont les meilleurs alliés pour prendre malgré tout de l’altitude…

Le conseil de Runners.fr :
Pas toujours simple de débrancher le cerveau des mille et un tracas de la vie quotidienne. Même en courant ! Il vaut mieux parfois profiter de la séance d’entraînement pour tenter d’y voir plus clair (et valider les décisions qui s’imposent) sans chercher à méditer.

Couper la musique ou réduire le volume du MP3 au maximum

Ecouter sa playlist préférée peut donner l’illusion d’une plus grande liberté sensorielle. Mais la méditation du coureur de fond ne s’élabore que dans le calme. Vous devez vous entendre respirer. Vous devez rester maitre de vos pensées et vous laissez dicter le tempo.

Le conseil de Runners.fr :
Si vous êtes accro à votre lecteur mp3, effectuez votre échauffement ou la première moitié de votre séance avec les écouteurs sur les oreilles. Mais coupez ensuite totalement le son ou (mieux) logez l’appareil dans une poche.

Rester en permanence à l’écoute de son corps

Pas de brutalité, pas de changements d’allures. Il est évidemment exclus de s’abandonner à la méditation lors d’une séance de fractionné ou de fartlek – lorsque l’œil est volontiers rivé sur le chrono et où l’intensité d’effort dépasse le cadre de l’endurance pure.

Le conseil de Runners.fr :
Porter des vêtements confortables pour se sentir à l’aise (pas comprimé). Veillez à protéger les extrémités lors des journées fraîches ou froides et à protéger votre peau du soleil durant l’été. Il est important de ne pas être déconcentré par la sensation d’une agression extérieure…

Penser long, loin, longtemps…

Le temps d’effort doit être conséquent. Il faut laisser le corps entrer dans une nouvelle dimension, aller au-delà de l’inconfort des premières minutes de running. A conserver à l’esprit : méditer permet d’abaisser la tension artérielle, d’approfondir la respiration, de diminuer le niveau de stress, d’améliorer la capacité à réfléchir et d’apprendre à mieux gérer un effort. Oui, tout ça !

Le conseil de Runners.fr :
Courir une fois par semaine sans autre plan que de courir lentement et longtemps. Pas d’allure cible en tête, pas d’exercices de PPG ni d’étirements programmés avant ou après la séance. Juste courir en recherchant l’état de « plein conscience ». Chaque partie du corps doit s’exprimer et doit être entendue.

Apprendre l’art du vagabondage

Méditer en courant et courir en méditant : l’osmose parfaite entre un geste sportif répété à l’infini (ou presque) et le bien-être intérieur ne s’acquiert pas du jour au lendemain. Il faut d’abord apprivoiser l’espace, apprendre à oublier les contraintes et les chocs, refuser surtout la tentation de séances d’entraînement bâclées ou abrégées.

Le conseil de Runners.fr :
Déconseillé de vouloir – sauf idée fixe en tête – dicter le rythme et la nature des pensées qui accompagnent l’effort. Rester à l’écouter de son environnement est important. Mais au final, c’est l’esprit qui prend le pouvoir et permet d’atteindre une vraie qualité de méditation.

Communauté

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Ne dites pas à ma mère que je suis un runner, elle croit que…

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Comment convaincre ses proches, et jusqu’à une mère de nature inquiète, que le running est le meilleur moyen d’améliorer sa condition physique ? Peut-être en le comparant à d’autres disciplines sportives plus glamours mais beaucoup moins bonnes pour la santé. Attention second degré !

tennis

JE JOUE AU TENNIS

Discipline élégante (quoique), le tennis propose l’avantage de se jouer à deux ou à quatre sur un terrain, appelé court, aux dimensions réduites. Les gens qui s’adonnent à cette discipline courent assez peu – sur le court – mais de manière séquentielle donc intense.

Le tennis impose au muscle cardiaque des changements de rythmes importants – contrairement au running. Sa pratique irrégulière peut occasionner des accidents (surtout s’il est pratiqué en plein cagnard après un déjeuner arrosé). Ou des petits bobos très enquiquinants du type entorse sévère, voire tendinite du coude (baptisée tennis elbow). Définitivement pas un sport sans danger…

golf

JE JOUE AU GOLF

Pratiqué dans des espaces verts très bien entretenus, appelés parcours, le golf est un sport de « fainéants » bien habillés. La preuve, ses adeptes préfèrent souvent utiliser de petites voitures que de marcher entre chaque coup.

Cher, voire hors de prix, le golf a aussi l’inconvénient (le handicap pour reprendre un terme golfique) de prendre un temps fou. Il faut le mentionner d’emblée aux mères et épouses qui râlent pour un footing de 60 minutes : le golf, c’est quatre à six heures passées loin du domicile familial ou conjugal. Question travail cardiovasculaire, c’est de surcroît zéro pointé. Conclusion, un  sport sans intérêt.

football

JE JOUE AU FOOT

Sport de masse, le foot est plutôt un sport de jeunes, mais parfois les vieux aussi aiment taper dans le ballon rond. Les mamans, les femmes (fiancées, petites amies…) et surtout les enfants se régalent de voir le chef de famille ou plus généralement l’homme de la tribu suer pour une bonne cause : celle, très aléatoire, de marquer un but !

Moins convivial que le rugby, le foot se joue à onze dans chaque équipe ce qui développe parfois (dans les faits assez rarement) un esprit de camaraderie. Sport de contacts et de coups donnés ou reçus, le foot est idéal pour les élongations, les plaies ouvertes et les claquages. Au final, un sport à déconseiller impérativement aux runners…

rugby

JE JOUE AU RUGBY

Difficile de savoir comment un sport de brutes épaisses comme le rugby a réussit à se fabriquer une image aussi flatteuse. La voix – depuis longtemps disparue – de Roger Couderc, peut-être…

Plus viril que le foot et moins chiant que le golf, le rugby reste un sport snob. Surtout s’il est pratiqué après la puberté. En général, les pratiquants amateurs se contentent de mimer ce qu’ils voient à la télé pendant le Tournoi des VI Nations. Autant dire qu’ils ne font pas grand-chose de bien méchant. Malgré cela, ils trouvent toujours le moyen de se démettre une épaule ou de se casser le nez. Le pire, c’est qu’ils sont très contents de leurs gueules de travers et ne perdent jamais une occasion de railler les sports de « tafioles », comme la course à pied, lors des dîners en ville. Vraiment pas un sport recommandable à moins de vouloir enrichir les fabricants de lessive : le rugby est très salissant…

petanque

JE JOUE À LA PÉTANQUE

Sport massivement pratiqué dans le Sud de la France, la pétanque présente un avantage prépondérant pour les mamans et autres épouses jalouses et/ou inquiètes : elles peuvent jouer aussi (en général très mal ce qui fausse tout l’intérêt d’une partie).

Discipline sans risque – sauf celui de se laisser tomber la boule sur le pied -, la pétanque est un sport qui doit se pratiquer après 70 ans car avant on a vraiment l’air a) vieux, b) con c) marseillais.

La pétanque ne fait travailler aucun muscle à part ceux de la bouche. Il est conseillé d’avoir un tempérament plutôt « chambreur » pour le pratiquer et résister ainsi aux assauts verbaux des adversaires. Tout compte fait, la pétanque peut être un complément de la course à pied si l’on évite totalement de tremper ses lèvres dans la moindre boisson anisée.

Communauté

Communauté

Les 5 fondamentaux de la communauté running

Generation Running
La pratique de la course à pied s’articule toujours – et pour tous – autour d’une poignée de valeurs incontournables. Méthode, régularité, écoute de son corps, camaraderie et plaisir : cinq fondamentaux qui ne doivent jamais être pris en défaut…

 

Conquérir un vrai sens de la méthode

La solution de facilité qui consiste à courir en n’écoutant que l’humeur du jour est mauvaise conseillère : un minimum de méthode s’impose pour le coureur qui souhaite inscrire sa pratique sportive dans la durée.
Le respect strict d’un plan d’entraînement n’est pas obligatoire. Mais fortement conseillé à celles et ceux qui débutent et ne savent pas toujours comment organiser le programme d’une semaine. Consultez les plans de Runners.fr…

Judicieux de penser à moyen terme en validant l’inscription à une épreuve. Fixez-vous un objectif de distance (5km/10km ou trail court pour débuter) sans forcément envisager un chrono final (pour éviter de placer la barre trop haut).

Votre méthode d’entraînement doit toujours comporter des périodes de coupure et de récupération. Si vous le pouvez, pratiquez d’autres sports cousins du running (natation et vélo) : c’est le moyen le plus fiable – statistiquement – de ne pas déclencher de blessures.

 

Très précieuse régularité

Aucun sport n’est plus exigeant ! Pour courir bien et prendre du plaisir en courant, il faut courir souvent… Trois séances d’entraînement hebdomadaires est un socle qui peut sembler ambitieux. Mais c’est à partir de cette fréquence que la pratique du running commence à prendre tout son sens.

Evitez, surtout si vous êtes relativement novice, d’augmenter votre kilométrage hebdomadaire de manière trop brutale. Des paliers de 10 à 10 à 15% sont conseillés. Ainsi, si vous courez 30km cette semaine, vous ne devrez pas courir plus de 35km la semaine prochaine…

Attention de respecter une certaine cohérence. Ne courez pas trois jours de suite pour ensuite rester au repos quatre jours consécutifs. Répartissez vos séances au sein d’une semaine en tenant compte de votre emploi de temps professionnel et familial ainsi que des périodes de récupération dont vous disposez.

 

Ecoute de son corps

 C’est le préalable. Un coureur, quel que soit son âge et son niveau, doit d’abord rester à l’écoute de son corps. Il est certes logique de se « botter les fesses « pour aller courir (particulièrement lorsque la météo fait des siennes !). Mais il est nécessaire de savoir déceler les signes d’appel qui trahissent un état de fatigue installé.

Il est toujours judicieux de prendre un ou deux jours de repos plutôt que de pousser l’organisme dans des retranchements qui peuvent être à l’origine d’une blessure ou d’une infection type rhume ou angine.

Une visite chez un généraliste reste souhaitable au moins une fois par an. Un bilan sanguin régulier peut également permettre de vérifier qu’aucune carence consécutive à la pratique sportive ne s’est installée. Enfin, il reste conseillé de procéder à un test d’effort après 40 ans pour vérifier que la pratique régulière voire intensive du running n’est pas contre indiquée.

 

Le sens de la camaraderie

Camaraderie
Sport individuel ? Certes. Sport individualiste ? Certainement pas. Courir ne peut se résumer à des footings solitaires avec le lecteur MP3 pour seul camarade d’entraînement. C’est au cœur de petits groupes que l’on apprend réellement les fondamentaux du running : gestion de l’effort, dépassement de soi, respect des autres et jusqu’à la manière d’évoluer dans un petit peloton.

La pratique du running peut et doit être à l’origine d’amitiés fortes. Et rien ne doit – surtout pas une concurrence malsaine – perturber ou abîmer la relation nouée au fil des entraînements. Conseil : ne vous fâchez jamais avec un pote d’effort. Vous le regretteriez toujours un jour ou l’autre !

 

Le plaisir avant tout…

Rien ne doit jamais aller à l’encontre du plaisir pris à courir. Certaines séances d’entraînement peuvent être plus lasses que d’autres. Mais il est important de pouvoir répondre (presque toujours) positivement à la question : ai-je été heureux lors de mon run aujourd’hui ?

Avec le temps, il est préférable de repérer les critères qui vous veulent du bien. Certains ont plus de plaisir à courir tôt le matin lorsque d’autres préfèrent transpirer le soir. Certains aiment le confort d’un parcours toujours identique lorsque d’autres s’éclatent en partant à l’aventure.

Une chose est certaine : rien ne remplace jamais le plaisir pris à participer à une compétition. Le mot ne doit pas effrayer. Epingler un dossard reste le plus beau geste que l’on puisse accomplir. Car il exprime sa volonté d’aller au bout de lui-même et de vivre sa passion au milieu d’autres coureurs.

Communauté

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Faire la fête en courant

happy
Les coureurs sont des gens sérieux. Sans doute un peu trop. Faisons le rêve – à l’aube d’une nouvelle année – que nous vivions tous la pratique sportive de manière plus ludique et plus festive. A l’entraînement comme lors d’épreuves chronométrées. Carpe diem !

 

Oublier (totalement) le chrono

Halte à la dictature du temps qui passe. Le temps passe : la belle affaire ! Battre un record personnel peut certes valoir que l’on se secoue un peu. Mais pas toujours, pas à chaque fois.

Faire un pacte avec soi-même : une fois par saison (printemps et automne), courir pour de vrai, sérieusement, sans concession, en allant au bout de ses capacités du jour. Le reste du temps, courir pour le plaisir de courir, sans le moindre regard (inquiet) au chronomètre. Oublier jusqu’à la notion de temps de passage ; s’épargner les bousculades afin de perdre le minimum de temps lors des ravitaillements.

Parfois, comme par hasard, les performances sont aussi bonnes lorsque le diktat d’un plan de course a été oublié en route. Ecouter ses sensations, c’est finalement laisser parler son corps. Foulée après foulée. Et cette logique festive peut accoucher de vraies bonnes surprises. Même au niveau du chrono.

 

Penser aux autres (autant qu’à soi)

Le running est un sport individuel. Pas un sport d’individualistes. Faire la fête en courant, c’est installer un rapport ouvert au monde en toutes occasions.

Il y a les fondamentaux : saluer les autres coureurs mais aussi respecter le code du piéton (pas très festif d’avoir une attitude dangereuse en traversant au rouge !) ; ne pas laisser un copain d’entraînement seul à l’arrière mais aussi organiser de temps en temps un pot entre potes après les séances de piste.

Et les points trop souvent oubliés : respecter les bénévoles qui œuvrent avec dévotion pour assurer le confort et la sécurité des runners durant une compétition, applaudir les animations musicales, toucher gentiment les doigts des enfants qui se tendent le long de la route, communiquer avant, pendant et après une épreuve chronométrée avec les autres concurrents.

Sourire enfin. Etre la preuve vivante et constante que le plaisir de courir n’est pas un leurre et ne se dissout pas sous le poids des habitudes, de la routine, de la fatigue ou du désir d’aller au bout de soi-même.

Oser la différence

Nous sommes égaux dans l’effort. Egaux même dans notre manière de nous mettre en scène – c’est-à-dire nous vêtir – chaque fois que nous partons courir. Rien, à quelques détails de couleurs, ne nous différencie les uns des autres.

Et c’est très bien comme ça !

Runners in New York City Marathon

Etre festif, c’est d’abord briser certains codes. Et ne pas forcément attendre que les organisateurs du Marathon du Médoc décrètent le thème des déguisements de l’année pour se mettre en chasse d’un accoutrement approprié !

Briser les codes, c’est peut-être changer sans cesse de terrains d’entraînement, considérer certaines sorties comme des jeux de piste, des invitations à la découverte. Briser les codes, c’est peut-être faire ses courses en trottinant dans les rues animées du centre-ville plutôt que de s’imposer un footing solitaire loin de toute agitation. Briser les codes, c’est oser la différence et l’écoute des humeurs du jour. S’il vous vient l’idée de chanter, et bien chantez…

 

Profiter de la beauté du moment

Le monde tourne et continuera de tourner lorsque nous aurons définitivement cessé de courir.

Etre un runner, c’est d’abord se donner les moyens d’être bien dans son corps et dans sa tête. C’est un privilège. C’est aussi un cadeau. Il faut profiter de ces instants d’harmonie dans l’effort et les considérer comme une incitation à la fête. Avant, pendant et après…

Rien n’est plus sinistre que d’entendre un coureur se plaindre avant une séance d’entraînement, tirer la gueule du début à la fin d’une sortie et rentrer chez lui les épaules basses et les idées noires.

Il n’est certes pas toujours simple d’avoir l’air joyeux. Carrément compliqué même de ne pas parfois céder à la tentation de la grimace. Mais courir est une fête. Courir doit rester une fête. Essayez donc de ne plus courir. Et vous comprendrez la chance que nous avons…

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