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Pascal Silvestre

Rédacteur en chef

Santé

Augmentation du kilométrage et blessures : info ou intox ?

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blessure km
C’est l’une des recommandations les plus souvent rabâchées par les médecins du sport : ne pas augmenter son kilométrage de plus de 10% chaque semaine pour éviter les risques de blessures. Une étude danoise a cherché à savoir si ce postulat tenait vraiment la route…

Près d’un quart des coureurs novices suivis durant un an a contracté une blessure consécutive à la pratique du running…

Rendus publics récemment (Journal of Orthopaedic & Sports Physical Therapy), les travaux menés par l’université danoise Aarhus ont cherché à valider le rapport entre une pratique running qui s’intensifie et le déclenchement de diverses pathologies musculaires, tendineuses ou osseuses.
873 coureurs novices en bonne santé ont été suivis durant une année. Lors de cette période, 202 d’entre eux ont contracté une blessure au niveau des membres inférieurs ou du dos. Ces blessures contraignant à réduire la distance, la durée, la fréquence ou la vitesse des séances d’entraînement durant un semaine ou davantage.
Les scientifiques danois ont divisé leur panel de 873 coureurs en trois groupes. Le premier a augmenté son kilométrage de moins de 10% par semaine, le deuxième de 10 à 30%, le troisième enfin de plus de 30%. Première conclusion : aucune différence statistique spectaculaire n’a été enregistrée entre les trois groupes.

Oui, les blessures liées à l’augmentation du kilométrage existent. Mais pas dans les proportions généralement avancées par le corps médical

L’étude révèle cependant l’apparition de certaines blessures associées à des distances courues plus importantes. Parmi celles-ci : le syndrome de l’essuie-glace, la périostite ou les tendinites au niveau du genou. Volontairement – et cela peut se discuter –, les scientifiques danois ont séparé les blessures telles que la tendinite d’Achille, la fracture de fatigue ou les douleurs au niveau du psoas estimant qu’elles avaient davantage un rapport avec l’intensité d’un effort plutôt que sa durée.
Seconde conclusion : il est possible, selon l’étude, d’augmenter le kilométrage de manière plus importante que la recommandation des 10% souvent faite par les médecins. Et ce jusqu’à 25% par semaine. Mais pas durant une période supérieure à un mois.

Blessures du coureur : état des lieux

Courir de manière régulière mais non intensive en participant occasionnellement à des épreuves de longue distance (du type marathon) soumet à un risque annuel de blessures compris entre 37 et 56%, révélait dans les années 1990 le Dr. Van Mechelen. Certains facteurs jouent des rôles déclencheurs. Le plus objectif et avéré étant la quantité de kilomètres courus ou le temps consacré à la pratique sportive.
Van Mechelen, dont les travaux font toujours autorité, a relevé des statistiques comprises entre 2,5 et 12,1 blessures déclarées pour 1 000 heures de running. La plupart de ces blessures touchant – comme on s’en doute – les membres inférieurs. La partie la plus souvent touchée était (là aussi pas vraiment une surprise !) le genou.
Entre 50 et 75% des blessures liées à la course à pied sont la conséquence d’une répétition du même mouvement et donc d’une sur-utilisation. Chiffre inquiétant : près de la moitié des technopathies déclarées et soignées conduisent à des cas de récidives. Celles-ci conduisant :

  • Dans 39 à 90% des cas à une limitation ou cessation de la pratique sportive.
  • Dans 20 à 70% des cas à une consultation médicale et traitement.
  • Dans 0 à 5% des cas à un arrêt de travail.

A noter qu’il existe peu de preuves objectives pour dire les causes de blessures du runner. Van Mechelen insiste ainsi sur le fait que le fait de s’échauffer avant l’effort, la pratique d’exercices d’étirements, la taille, le déséquilibre musculaire, la raideur naturelle ne sont pas clairement (en tout cas de manière définitive) à ranger dans la catégorie des déclencheurs des pathologies du coureur.
D’autres facteurs – âge, sexe, courir en côte ou sur terrain dur, pratiquer d’autres sports – sont clairement étrangers à tout déclenchement de bobos plus ou moins sérieux. Finalement, Van Mechelen ne retient qu’une poignée d’élément comme étant aggravants et possiblement précurseurs de blessures : le manque d’expérience ou au contraire le fait courir en compétition avec des totaux de kilométrage hebdomadaires excessifs.

Santé

Commentaires

  1. Philippe Delanghe dit

    29 octobre 2014 à 23 h 36 min

    Intéressant … la dose, c'est le poison, dirait Rémi Fack : trop ou trop peu, ça pète.

    Répondre
  2. Julien Reb dit

    1 novembre 2014 à 14 h 31 min

    Où puis-je trouver l'étude ? Merci d'avance

    Répondre

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