Mizuno, la révolution Sayonara

Elle ne ressemble à aucune autre MIZUNO et c’est sans doute la meilleure chaussure jamais conçue par la marque japonaise. Runners.fr a testé. Pour mieux approuver !

Rarement une nouvelle chaussure n’aura autant fait l’unanimité, qui plus est une MIZUNO dont généralement on aime ou déteste, sans juste milieu, la technologie d’amorti Wave. Je ne vais pas ici lister ni faire de publicité aux sites et blogs « concurrents mais néanmoins amis », mais tous ceux qui ont déjà publié un test de la nouvelle SAYONARA, ont été dithyrambiques, aucune voix discordante. Et ce n’est pas celle de Renaud, notre testeur qui va apporter de l’eau au moulin d’inexistants contradicteurs.

Conditions du test :

Profil du coureur : 1m67 – 64kg. Foulée médio-pied se dégradant sur les longues distances.

Revêtement : bitume, chemins stabilisés.

Nombre de sorties : 10 sur 3 semaines.

Type de sorties : VMA courte ; allures spécifiques : 10K, semi et marathon ; sorties longues et compétition (14km en duo)

> Une chaussure intrigante

« Ma relation avec Mizuno se limitait jusqu’alors à l’utilisation des kimonos de la marque dans mon ancienne vie de judoka. Aussi, lorsque, grâce à Runners.fr (http://runners.fr), j’ai eu l’opportunité de tester la MIZUNO WAVE SAYONARA, je n’ai pas hésité une seule seconde, car sur le papier, ce modèle, m’intriguait beaucoup.

Dernière-née de la gamme MIZUNO, la SAYONARA est une chaussure « neutre » destinée aux coureurs à la « foulée universelle ». Elle ne pèse que 239 grammes (sur ma balance) en taille 8.5 US. Elle est dotée d’un nouveau concept de semelle intermédiaire baptisé U4iC (lire, à l’anglaise : « euphorique ») réduisant de près de 30% le poids de celle-ci sans pour autant nuire à sa durabilité et à l’absorption des chocs. Intéressant. Elle affiche, par contre, un drop de 10 mm, ce qui semble beaucoup pour ma foulée médio-pied.

Je n’ai pas, non plus, la moindre idée préconçue de la distance de prédilection de cette chaussure. Elle est signalée pour un usage en sortie longue (SL) ou moyenne distance mais son nom (Sayonara rappelant quelque peu l’Adios d’adidas), sa légèreté et ses caractéristiques techniques semblent lui accoler un profil de racer.

Beaucoup de questions …

MIZUNO WAVE SAYONARA

> Trois semaines de bonheur et des … réponses

Je décide donc de ne courir qu’avec elle pendant trois semaines sur des séances variées, allant d’un 2x10x200m jusqu’à une SL de 20km en balayant l’ensemble de mes allures spécifiques 10km (AS10), semi (AS21) et marathon (AS42). Après 120 km, une dizaine de sorties et une compétition (14km en duo), je pense avoir trouvé réponses à toutes mes questions.

Côté design, rien à dire et comme vous le savez, tout est affaire de goût. Je la trouve belle dans cette version blanc-gris-citron-bleu. Le mesh est respirant et l’empeigne sans couture, ce qui annihile tout risque de frottement ou d’ampoule.

Dès les premières foulées, une zone d’ombre est levée : le drop, a priori élevé pour moi, n’altère en rien ma foulée portée sur l’avant. La toebox est large et la semelle est relativement flexible. Le pied peut donc prendre tout l’espace souhaité dans un chaussant très confortable et réactif, sans risque de frottement.

La SAYONARA, comme la plupart des MIZUNO, « tape » au contact du sol, mais peu importe, car c’est ce type de « retour sec » que je recherche dans une chaussure performante et notamment lors de mes séances VMA ou sur un 10 km. Elle se révèle très dynamique et surtout avec un maintien exceptionnel, ce qui n’est pas toujours le cas avec les modèles typés performances.

En forçant une attaque talon ou lorsque ma foulée médio-pied se dégrade sur des sorties longues, j’ai pu constater que la stabilité et l’amorti sont remarquables, résultat de l’efficacité de la plaque Wave cumulée à la technologie Smooth ride, encoches favorisant la transition talon-pointe en créant un effet naturel de bascule.

Sans vouloir paraître trop dithyrambique, j’ai rarement observé dans une chaussure de telles capacités d’adaptation à une allure ou à une foulée.

Pour ce qui est de la durabilité de la semelle extérieure, il est difficile de se prononcer à ce moment du test. Je ne constate aucune usure prématurée mais j’apporte une petite réserve quant à la robustesse des crampons bleus en caoutchouc positionnés sur la partie avant. A voir avec le temps…

> Une formidable chaussure polyvalente

Alors, me direz-vous, quelle est au final la distance de prédilection de la MIZUNO WAVE SAYONARA ? Je vais vous faire une réponse de Normand : elle n’est, pour moi coureur de 64kg, ni une véritable racer ni une chaussure pour l’ultra mais sa polyvalence est telle que je n’hésiterais pas à la chausser du 10 km au marathon. A la croisée des deux, s’il ne fallait choisir qu’une épreuve, un semi-marathon serait la compétition idéale pour mettre en pratique son « mariage à trois » réussi : confort-dynamisme-stabilité. »

MIZUNO WAVE SAYONARA

Poids : 239 g (8.5 US)

Prix : 125€