Grossir
ou maigrir :
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votre camp !

Chaque runner (ou presque) connaît désormais les règles de base de la diététique sportive. Mais faire preuve de sagesse au niveau nutritionnel reste un challenge à relever jour après jour. En évitant les pièges grossiers…

Maigrir > Tenir un journal

Toutes les études prouvent qu’il est plus facile de perdre du poids ou de le contrôler en notant précisément la teneur de chaque repas et de chaque en-cas. Les runners peuvent accomplir ce petit exercice quotidien en même temps qu’ils notent la nature de leur entraînement (lien carnet d’entraînement). Attention de ne pas tricher. Votre conscience vous observe…

Grossir > S’affamer

Personne n’est plus fort que la faim ! Et surtout pas les runners qui ont besoin d’apports caloriques supérieurs à la moyenne de la population (>). Le fait de s’affamer permet de perdre rapidement du poids, mais les conséquences de ces kilos perdus sont souvent dévastatrices : fatigue, irritabilité, baisse du niveau de performance. En conséquence, le runner se tourne, presque sans s’en rendre compte, vers un régime hyper calorique et reprend les kilos perdus. Au bout du compte, son niveau de forme s’est plutôt détérioré.

Maigrir > Penser petit

Les Américains – et leurs portions extra larges – nous ont montré le chemin à ne pas suivre (>). Lorsqu’il s’agit de se nourrir intelligemment, la quantité compte autant que la qualité. C’est bien le total de calories ingérées quotidiennement qui décide de la prise ou de la perte de poids et non la nature des aliments consommés. Judicieux donc de penser petit en terme de contenant. Proscrire les grands saladiers et préférer les bols de taille moyenne.

Grossir > Boire (pas que de l’eau)

Le runner aussi aime à l’occasion lever le coude. Surtout lorsqu’une séance d’entraînement bien maîtrisée l’a laissé dans un état de douce euphorie (>). Chacun sait le plaisir d’une bière après l’effort. Mais la prise régulière et massive d’alcool est d’autant plus dévastatrice pour un organisme que celui-ci vient d’être soumis à un effort parfois important. Enfin, ne jamais oublier : une bouteille de vin, c’est l’équivalent calorique de 33 morceaux de sucres. Forcément, ça fait réfléchir !

Maigrir > Manger souvent

Tout le monde sait désormais qu’il est nocif de sauter des repas car cela affole l’organisme et l’incite à stocker les graisses lors du repas suivant. Il est toujours préférable d’étaler au maximum les prises caloriques sur l’ensemble de la journée – en évitant de trop manger le soir. Maintenir le système digestif en éveil régulier est astucieux pour brûler plus souvent et de manière plus régulière les calories.

Grossir > Bouder les sucres lents

Le fait de disposer d’importantes réserves glycogènes reste la seule manière de s’entraîner efficacement.  Nécessaire donc de manger régulièrement et sans excès pâtes, riz, pommes de terre ou quinoa. En ce qui concerne les protéines, les tests effectués sur plusieurs panels de coureurs prouvent qu’ils souffrent rarement de carences mais plutôt de surconsommation. Lorsqu’il s’agit de (bien) se nourrir, tout est question d’équilibre.

Maigrir > Eviter le piège du frigo vide

Pas question de prévoir la composition de chacun de ses repas une semaine à l’avance. Obéir au désir du jour voire de l’instant est un moyen de satisfaire l’organisme. Celui-ci déclenchera en retour plus rapidement la sensation de satiété. Mais il est judicieux de posséder dans son frigidaire et même son congélateur des produits intéressants au niveau nutritionnel. Attention en revanche au pot de nutella à peine entamé, planqué dans un coin du placard…

édité le 15/05/2012 par Pascal Silvestre

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le fer
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Indispensable en quantité limitée dans l’organisme (4 grammes chez les hommes, 2,5 grammes chez les femmes), le fer est l’ami des runners qui souhaitent éviter tout risque d’anémie.

Le fer est l’un des sels minéraux essentiels au bon fonctionnement de l’organisme. Il joue notamment un rôle fondamental dans la constitution de l’hémoglobine contenue dans les globules rouges. Il active aussi la production de myoglobine, ce transporteur principal de l’oxygène dans les tissus musculaires.

Lorsque les apports en fer sont insuffisants par rapport aux pertes, il existe un risque de carence. Celui-ci se traduit par une anémie et se manifeste par une réduction des capacités physiques et intellectuelles ainsi qu’un affaiblissement du système immunitaire. Les carences en fer touchent principalement les adolescents (du fait de leur croissance) et les femmes (en raison des pertes supplémentaires en fer dues aux menstruations).

Céréales all bran (14mg/100grs) Poudre de cacao sans sucre (11,5mg/100grs) Lapin (10mg/100grs) Foie de veau (9mg/100grs) Germe de blé (9mg/100grs) Pistaches (7mg/100grs)

Contrairement à ce que prétendait le célèbre marin du dessin animé, l’épinard n’est pas l’aliment référent lorsqu’il s’agit de faire le plein de fer. Il n’en compte que 2,7mg pour 100grs – soit moins que les lentilles ou les haricots.

Poireau

Légume d’automne et d’hiver par excellence, le poireau n’a pas toujours une bonne réputation et c’est regrettable. Bon marché, facile à intégrer dans les potages, il est peu énergétique mais pourvu en vitamines et minéraux très variés. Sa consommation participe à la diversification de nos apports nutritionnels. On peut remarquer sa richesse en fibres et en vitamines C et E qui ont un effet protecteur antioxydant sur nos cellules.

Brocoli

C’est le légume santé ! Recommandé de manière enthousiaste par tous les nutritionnistes, le brocoli as des propriétés préventives de certaines pathologies (notamment certains types de cancers). Riche en vitamine C, il assure un apport vitaminique de sécurité puisqu’avec une portion de 200mg, on atteint l’apport quotidien recommandé. A noter que le brocoli est également modérément énergétique : seulement 24k calories pour 100g.

Poire

Fruit qui continue à murir après récolte, la poire peut se manger nature, en compote ou en confitures. Elle est rafraichissante et offre un large éventail de vitamines (A, B, C et E). De nombreux minéraux et oligo-éléments sont en outre dissous dans son eau de constitution. Son apport énergétique modéré, 65 à 80k cal par fruit, en fait un en-cas rêvé.

Raisin

Très sucré, le raisin est le fruit du tonus et de l’énergie. Il apporte du potassium et des vitamines du groupe B. On note la présence dans le raison de substances ‘vitamine P’ (pigments anthocyaniques et polyphénols) qui renforcent la résistances des capillaires sanguins et ont une action protectrice sur le système cardiovasculaire. Le raisin noir a généralement plus de propriétés vitaminiques que le raisin blanc.

Banane

Fruit de l’effort, la banane est justement (massivement) consommée par nombre de runners. Avec un apport de 90k calories/100g, elle permet de restaurer rapidement. Particulièrement digeste, elle est riche en potassium (sa consommation suffit à couvrir les besoins quotidiens) et en hydrates de carbone (les fameux sucres lents). Parmi les bienfaits de la banane, notons aussi les vitamines A, B et C ainsi que le phosphore ou le calcium.

Betterave

Légume racine, la betterave est riche en glucides (10g/100g) et assez énergétique (40kcal/100g). C’est un aliment qui permet une bonne diversification minérale. Les oligo-éléments sont en effet abondants et variés dans la betterave. Ses fibres favorisent une assimilation progressive des glucides et présentent l’intérêt de stimuler le fonctionnement des intestins. On peut la manger cuite mais aussi crue.

Carotte

Massivement consommée, la carotte jouit d’une excellente réputation (méritée !). C’est un légume parfaitement toléré dont les fibres ont une fonction régulatrice sur le transit intestinal et qui assure un apport de sécurité en provitamine A. Elle joue aussi un rôle bénéfique dans la prévention des maladies cardiovasculaires et semble même efficace pour s’opposer à l’apparition de certains cancers.

Noix

Les fruits oléagineux, dont les noix font partie, ont une saison très courte et il faut profiter de l’occasion de pouvoir les consommer fraîches. Riches en acides gras insaturés, les noix sont totalement dépourvues de cholestérol et riches en fibres. Attention toutefois à leur apport en lipides (entre 40 et 50%). Et à leur apport énergétique : entre 385 et 525kcal pour 100g.

Epinard

On sait la place que l’épinard tient dans une vraie alimentation – santé ! Riche en fibres et en vitamines, il présente des caractéristiques de préventions du cancer. Afin de conserver au maximum ses qualités nutritionnelles, il est conseillé de l’acheter aussi frais que possible et de le cuire rapidement – de préférence à l’étuvée et sans exagérer le temps de cuisson. Il peut aussi être mangé en salade (mais plutôt au printemps).

Plus que jamais nécessaire de visiter (et d’acheter sur) les marchés de France. La relation producteur – consommateur (sans intermédiaires) est gage de qualité et de pérennité d’une agriculture de proximité.
Se gaver de barres vitaminées ou de boissons énergisantes. En cas de petits creux, les fruits oléagineux restent une mine de trésors nutritionnels.

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