Peut-on rester performant
sans courir ?

Lorsqu’il est contraint au repos – notamment pour soigner une blessure -, le runner se coupe de la pratique sportive. La période plus ou moins longue de ‘detraining’ a des implications en terme de performances. Mais il reste possible de limiter les dégâts…

Conséquences de l’arrêt ou de la réduction significative
de l’entraînement durant quatre semaines

• Au niveau cardiovasculaire

On constate une diminution de la VO2max de l’ordre de -4 à -14%. Cette diminution est d’autant plus importante que le sportif (pas forcément un runner) est entraîné. Concrètement : plus la VO2max de départ est importante et plus le ‘detraining’ aura des effets importants au niveau cardiovasculaire.
Autres observations faites : la quantité d’oxygène transportée lors de chaque battement cardiaque baisse. Le ‘détraining’ court déclenche également une diminution du volume sanguin et plasmatique total d’environ 10% pour un sujet entraîné à très entraîné.

• Au niveau du métabolisme

On observe une augmentation de la concentration en lactate sanguin après un exercice d’endurance, couplée à une augmentation de l’acidité sanguine post exercice.
Le même niveau d’acide lactique dans le sang est atteint à des pourcentages de VO2max nettement inférieurs. C’est un indice de la diminution de la capacité oxydative du muscle qui semble chuter de plus de 50% en l’espace d’une semaine de ‘detraining’.

• Au niveau musculaire

La proportion des différentes fibres musculaires ne semble pas être affectée par le ‘detraining’, mais le diamètre des fibres semble se réduire. Concrètement, à distance courue équivalente, les chronos sont supérieurs et le niveau d’épuisement est atteint plus rapidement.
Les performances de force ne sont pas significativement différentes après une période de ‘detraining’ court, mais l’activité électrique du muscle semble altérée.

• Comment lutter contre
les effets négatifs
du ‘detraining’ ?

Des efforts à des seuils d’intensités inférieures (de -20 à -30% pour une population de runners bien entraînés) empêcheraient de subir l’impact négatif d’un ‘detraining’. S’il est impossible de courir ou de pratiquer le vélo, des exercices de vélo à bras sont possibles pour faire monter le rythme cardiaque aux fréquences habituelles de l’entraînement lors des séances de running.
Il est judicieux de continuer à travailler musculairement la jambe saine. Les effets du «contre-transfert musculaire» ne sont en effet pas négligeables en raison des adaptations neuronales qui se font en direction du membre blessé.
D’autres méthodes semblent aussi jouer un rôle de maintien tel que le cross training valorisant la pratique d’une autre activité physique, autre que celle pratiquée majoritairement.

• Les conclusions de Runners.fr

Il est incontestable à la lumière de ces conclusions relayées par G.E.R.A.R. que les effets du ‘detraining’ sont significatifs dès les premières semaines de l’interruption de l’entraînement. Ces effets ne concernent pas la seule capacité cardiovasculaire à accomplir un effort donné. Toute la chaîne physiologique est impliquée.
Les runners ont certes intérêt, en dehors des périodes où ils peuvent être victimes de blessures, à ‘couper’ leur entraînement afin de laisser souffler leur organisme. Mais il faut éviter le farniente total et lui préférer une variété aussi large que possible d’activités (natation, musculation, vélo, gainage…) permettant de maintenir une activité cardiovasculaire et musculaire en cohérence avec la pratique habituelle du running.

(source G.E.R.A.R. – Groupe d’Etudes et de Recherches Appliquées à la Rééducation)
(merci à Badr El Hariri pour sa contribution à ce sujet)


Vous avez aimé cet article ? Inscrivez-vous à la newsletter Runners.fr

8 commentaires sur Peut-on rester performant
sans courir ?

  1. Bob on 7 novembre 2012 at 09:48

    Le mec de la photo, lui, n’a pas du se désentrainer des masses ces dernières années.

  2. Lutter contre les effets du “detraining” on 8 novembre 2012 at 15:45

    [...] : – Runners.fr – G.E.R.A.R. – Groupe d’Etudes et de Recherches Appliquées à la [...]

  3. ludo0851 on 10 novembre 2012 at 01:17

    Au contraire, on dirait qu’il sort d’un an de plâtre intégral sur les deux jambes.

  4. poirier christophe on 19 mars 2013 at 19:25

    Bonjour. Quelqu’un a t il déjà été victime d’une lésion de l’aponévrose plantaire ? si oui, la guérison est elle longue ?

    • turtlr speed on 19 mars 2013 at 22:58

      6 mois ! onde de choc , kiné , et 2 seance d osteo , mais je pense jamais guéri a 100 % !

  5. Amandine on 20 mars 2013 at 07:29

    Christophe,
    C’est ce que j’ai depuis 1 semaine. Au début je ne pouvais même pas poser le pied par terre et la c’est passé (avec tout de même une petite gêne que je ressens sous le pied mais qui passe dans la journée) avec glace après entraînement + étirements matin + après entraînement + soir avant de me coucher.

  6. Discover More on 11 mai 2013 at 06:56

    Aw, this was an extremely nice post. Spending some time and
    actual effort to produce a great article… but what can I say… I put things off a lot and never manage to get nearly anything done.

  7. christian louboutin decollete on 14 mai 2013 at 17:42

    It wasn’t until THE SPOUSE AND ALSO I realized « shoes soled ep- red- ». She claimed is beautiful A robust ability. Beautiful need us for lifelong training. SPOUSE AND I become cunning plus confidence. Within the job, I would be stunning into intelligence Hui. So I proceed way up more quickly. Beautiful can be a strong uncover middle wisdom. We need a change using their determination. Change is not really difficult, nevertheless need Course of action. We need to give you more of enough time. The beauty of the woman can start from paws. « Shoes soled ep-red- » can be a strong dumb attractive.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.



Syndrome rotulien

Ensemble des symptômes liés à une atteinte des cartilages de la rotule et des cartilages du fémur se trouvant en regard, parfois associée à une désaxation de la rotule.

Causes possibles
  • Anomalie morphologique de la rotule
  • Surentraînement ou augmentation trop brutale de la pratique sportive
  • Surcharge pondérale imposant des contraintes mécaniques excessives au cartilage
  • Symptômes
  • Douleurs à l’effort dans un premier temps puis dans la vie courante (descente d’escalier, piétinements prolongés, position assise sans bouger…)
  • Sensation d’instabilité et de blocage du genou
  • Guérir
  • Arrêt du running
  • Renforcement musculaire (principalement du quadriceps)
  • Prise d’anti inflammatoires non stéroïdiens
  • Physiothérapie par ionisations ou ultrasons
  • Faire de l’écoute de son corps un préalable quotidien à la pratique du running. On peut certes se faire violence pour surmonter ce qui s’apparente plus à la flemme qu’à la fatigue. Mais il est nécessaire de savoir modifier un plan d’entraînement lorsque le besoin de repos devient impérieux.
    Refuser obstinément de consulter un médecin spécialisé dans la traumatologie sportive malgré des douleurs installées. Personne ne peut lutter à terme contre une blessure. Et les conséquences du ‘désentraînement’ sont autrement plus importantes lorsque l’on retarde la période de coupure.

    De quelle blessure avez-vous souffert lors des douze derniers mois ?

    Résultats