Blessures du runner :
Ce que l’on sait vraiment…

Nombreuses sont désormais les études qui recensent de manière précise les blessures – plus ou moins sérieuses – consécutives à la pratique du running. Celle publiée dans les années 90 par le Docteur Van Mechelen, membre de l’Université d’Amsterdam, reste une référence. Résumé.

Le point de départ consiste d’abord – comme c’est généralement le cas avant d’aborder les sujets qui fâchent – à rappeler que la course à pied est bonne pour la santé. Affirmant que le running est l’une des activités sportives les plus populaires, l’étude hollandaise signée par le Dr. Van Mechelen, s’attache à synthétiser toute la littérature scientifique sur le sujet. Elle rappelle immédiatement ses effets négatifs en terme de blessures. Et souligne que ceux-ci doivent être pris en compte.

Courir de manière régulière mais non intensive en participant occasionnellement à des épreuves de longue distance (du type marathon) soumet à un risque annuel de blessures compris entre 37 et 56%. Certains facteurs jouent des rôles déclencheurs. Le plus objectif et avéré étant la quantité de kilomètres courus ou le temps consacré à la pratique sportive.

Van Mechelen a relevé des statistiques comprises entre 2,5 et 12,1 blessures déclarées pour 1000 heures de running. La plupart de ces blessures touchant – comme on s’en doute – les membres inférieurs. La partie la plus souvent touchée était (là aussi pas vraiment une surprise !) le genou.

Entre 50 et 75% des blessures liées à la course à pied sont la conséquence d’une répétition du même mouvement et donc d’une sur-utilisation. Chiffre inquiétant : près de la moitié des technopathies déclarées et soignées conduisent à des cas de récidives. Celles-ci conduisant :

• Dans 30 à 90% des cas à une limitation ou cessation de la pratique sportive
• Dans 20 à 70% des cas à une consultation médicale et traitement
• Dans 0 à 5% des cas à un arrêt de travail

L’aspect le plus intéressant du travail effectué par les scientifiques hollandais dirigés par le Docteur Van Mechelen consiste dans la confirmation qu’il existe peu de preuves objectives pour dire les causes de blessures du runner. Van Mechelen insiste ainsi sur le fait que le fait de s’échauffer avant l’effort, la pratique d’exercices d’étirements, la taille, le déséquilibre musculaire, la raideur naturelle ne sont pas clairement (en tout cas de manière définitive) à ranger dans la catégorie des déclencheurs des technopathies du coureur.

D’autres facteurs – âge, sexe, courir en côte ou sur terrain dur, pratiquer d’autres sports – sont clairement étrangers à tout déclenchement de bobos plus ou moins sérieux. Finalement, Van Mechelen ne retient qu’une poignée d’élément comme étant aggravants et possiblement précurseurs de blessures : le manque d’expérience ou au contraire le fait courir en compétition avec des totaux de kilométrage hebdomadaires excessifs.

La conclusion de l’étude conseille tout de même de manière très convaincue aux runners blessés de faire preuve de patience dans leur convalescence et de ne reprendre la course à pied qu’une fois totalement guéris et d’apprendre à reconnaître les symptômes de blessures pour savoir les soigner dans les meilleurs délais.


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5 commentaires sur Blessures du runner :
Ce que l’on sait vraiment…

  1. Anonyme on 4 octobre 2011 at 14:54

    Je suis étonné que l’on ne parle pas (ou très peu) des podologues dans la prévention et le traitement des pathologies du pied et du membre inférieur chez le coureur alors que des solutions simples et efficaces existent (semelles orthopédiques).

    • tony3430 on 14 avril 2012 at 17:51

      c’est vrai a 100% c’est ce que j’ai fait, (douleur au genoux) je me suis fait poser des semelles, plus en complément de l’homéopathie et je revis le vrai problème viens souvent des aplombs

      • Anonyme on 8 mai 2012 at 19:51

        Dans mon cas, périostite tibiale chronique, médecin, podologue, semelle,… Résultat, je ne cours plus du tout! Les semelles ont modifié la position de mon bassin, je souffre maintenant chroniquement du dos! Merci le podo! Déjà 3 visites de contrôle et 3 modifs des semelles, rien n’y fait. Les podologues sont trop interventionnistes à mon goût. Mon ostéopathe me conseille de ne plus mettre ces foutues semelles, pourtant si chères!

  2. Blessures du coureur : Le Top 10 | Runners.fr on 25 octobre 2011 at 00:01

    [...] sans risque. Courir peut déclencher des lésions plus ou moins sérieuses des membres inférieurs. Les facteurs favorisant l’apparition de blessures ou de leurs récidives a déjà fait l’objet d’un sujet sur Runners.fr. Pour résumer : • Entre 35 et 55% des [...]

  3. [...] statistiques évoquées dans l’un de nos précédents sujets, certaines vérités émergent sur les blessures dont sont victimes les runners de manière fréquente : la plus indiscutable étant que l’augmentation trop brutale de kilométrage hebdomadaire est [...]

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Syndrome rotulien

Ensemble des symptômes liés à une atteinte des cartilages de la rotule et des cartilages du fémur se trouvant en regard, parfois associée à une désaxation de la rotule.

Causes possibles
  • Anomalie morphologique de la rotule
  • Surentraînement ou augmentation trop brutale de la pratique sportive
  • Surcharge pondérale imposant des contraintes mécaniques excessives au cartilage
  • Symptômes
  • Douleurs à l’effort dans un premier temps puis dans la vie courante (descente d’escalier, piétinements prolongés, position assise sans bouger…)
  • Sensation d’instabilité et de blocage du genou
  • Guérir
  • Arrêt du running
  • Renforcement musculaire (principalement du quadriceps)
  • Prise d’anti inflammatoires non stéroïdiens
  • Physiothérapie par ionisations ou ultrasons
  • Faire de l’écoute de son corps un préalable quotidien à la pratique du running. On peut certes se faire violence pour surmonter ce qui s’apparente plus à la flemme qu’à la fatigue. Mais il est nécessaire de savoir modifier un plan d’entraînement lorsque le besoin de repos devient impérieux.
    Refuser obstinément de consulter un médecin spécialisé dans la traumatologie sportive malgré des douleurs installées. Personne ne peut lutter à terme contre une blessure. Et les conséquences du ‘désentraînement’ sont autrement plus importantes lorsque l’on retarde la période de coupure.

    De quelle blessure avez-vous souffert lors des douze derniers mois ?

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